lundi 11 mai 2020

Glossaire de l'audio et de la Hifi


Glossaire de l'audio et de la Haute Fidelite

Ce glossaire se destine à clarifier / démystifier la terminologie technique utilisée en audio. Il apporte quelques conseils de mise en oeuvre des technologies Hifi modernes.

AAC (Advanced Audio Coding) : CODEC LOSSY apparu après le Mp3 pro, il est très efficace en taux de compression et en qualité. Considéré transparent à 150kbps. Bande passante illimitée en VBR. Bien supporté, car utilisé par Apple iTune. AAC n'est pas libre de droits bien qu'il existe des implémentations Open source par reverse ingénierie.

Airplay : protocole UPNP de communication/partage de contenu multimédia (audio/video) propriétaire d'Apple : LOSSLESS en général

Amortisseur tellurique : petit pied en "caoutchouc dur" de faible épaisseur (3~4mm) ou en feutrine, il sert  à poser une enceinte acoustique sur tout support. Utiliser 3 ou 4 amortisseurs. C'est le meilleur moyen de pose d'enceinte à tous les niveaux : absence de vibrations, absence totale d'impact sur les basses et les aigus.

AptX : CODEC LOSSY propriétaire de CSR, utilisé pour transporter l'audio en Bluetooth. Latence faible, surtout en low latency , identique à SBC en qualité. bitrate ~ 350kbps.

AptXHD : version transparente de AptX, équivalent LOSSLESS, c'est un transport transparent à l'écoute. bitrate ~ 600kbps.

Bass Reflex : utilisation d' un résonateur accordé par un évent afin d aider le haut parleur, de limiter le déplacement de la membrane, d augmenter sa puissance admissible et de renforcer le volume de basses fréquences d'une enceinte acoustique, sur une plage où le rendement du haut-parleur faiblit fortement.

Classe A : modèle de circuit d'étage de puissance analogique d'amplificateur simple à 1 transistor, qui fonctionne en amplification "full onde" : la fonction de transfert est parfaite si on reste dans la zone de fonctionnement linéaire du transistor. L'inconvénient de la classe A est son rendement exécrable (de l'ordre de 25% : 75% de l'énergie est dissipée en chaleur) : ça chauffe autant qu'un grille-pain. La pure classe A, est abandonnée en audio professionnelle est en voie abandon en Hifi, sauf pour les préamplis : la plupart des préamplis analogiques n'utilisant pas d'amplificateurs opérationnels (AOP) fonctionnent en Classe A.

Classe AB : modèle de circuit d'étage de puissance analogique d'amplificateur qui fonctionne en classe A à faible volume et en classe B à fort volume, afin de profiter de la clarté de la classe A et du meilleur rendement de la classe B. Les mesures de taux de distorsion (THD) réalisées à bas régime ne sont donc pas représentatives car la classe de fonctionnement n'est pas la même qu'à haut régime. Néanmoins les amplificateurs de moyenne et haute gamme parviennent à maintenir le THD en dessous de 1% à pleine puissance. Cette technologie était la plus utilisée jusque dans les années 2000, elle est en voie d'abandon par certains constructeurs au profit de la classe D. Le rendement dépend de la puissance mais la dissipation et est de l ordre de 50%.

Classe B : modèle de circuit d'étage de puissance analogique d'amplificateur qui fonctionne  au minimum avec 2 transistors : un pour le signal positif et un pour le signal négatif. les deux moitiés d'onde sinusoïdale sont additionné au prix d'une distortion dite de croisement relativement élevée si le circuit est mal conçu. La classe B présente un taux de distorsion plus élevé mais un meilleur rendement que la classe A : c'est son unique intérêt. La pure classe B est abandonnée en audio au profit de AB, G, H ou D.

Classe D : modèle de circuit d'étage de puissance d'amplificateur qui fonctionne en modulation numérique d'impulsions (on appelle ça du numérique "1 bit" : ce type de modulation a la particularité d'être à la fois analogique et numérique, ou du moins : c'est une modulation analogique qui peut être "calculée" directement à partir d'un signal PCM par un microprocesseur) : le passage en signal "purement analogique", réalisé par la self de sortie, ou se fait aux bornes des HP (via l'inductance des HP)... Il existe principalement deux types de fonctionnements classe D : PWM - Pulse Width Modulation, et PDM - Pulse Density Modulation. C'est le circuit le plus utilisé actuellement en Hifi du fait de son rendement et de la distorsion harmonique très faible. Son rendement est de l'ordre de 80% à 90%, il nécessite un dissipateur (radiateur) et une alimentation 4 fois moins importante mais une puce de driver complexe. Selon le driver utilisé : analogique ou numérique : on parle simplement de "classe D" ou de FDA. L'étage de puissance est le même : classe D, pour les deux types précédents.

CODEC : Codeur-Décodeur : algorithme informatique qui converti un signal  numérique d'un format d'encodage A vers un format B.

Compression audio (compression dynamique) : traitement du son destiné à réduire la dynamique du signal. C'est un effet audio analogique ou numérique qui réduit plus ou moins (gain) le niveau des parties du signal qui dépassent un seuil en dB (threshold) déterminé par l'utilisateur, pendant une certaine durée (release time). A ne pas confondre avec son homonyme "Compression de données", ci-dessous : ils sont totalement indépendants. Grosso modo on augmente les signaux faibles et on baisse les signaux fort afin d'uniformiser le volume général. Le mastering radio ou publicitaire avec un ressenti loudness très important est connu et utilise une compression importante et multibande du signal.

Compression de données audio (encodage - CODEC) : encodage d'un fichier ou d'un flux audio numérique (MP3, FLAC, SBC, AAC, ...) dans le but de réduire sa taille binaire, en vue d'une transmission (contraintes de débit) ou d'un stockage (contrainte d'espace de stockage).

DAC : convertisseur audio Numérique-Analogique. En 2020 tous les DAC utilisant un circuit intégré récent sont transparents à l'écoute, quelle que soit leur gamme de prix. Leurs performances sont lié au flux d entrée (16 bits/44.1 khz , 24/96, 32/192, 1 bit 5,6mhz(DSD).

Décibel (dB) : unité de valeur du rapport entre deux volumes audio, calculée comme le logarithme décimal du rapport entre deux puissances électriques ou entre deux puissances acoustiques.+3db signifie 2 fois plus de puissance et - 6db à 4x moins.

DLNA (Digital Living Network Alliance) : protocole UPNP de partage audio/video standard et polyvalent permettant de transmettre l'audio en LOSSLESS ou en LOSSY selon le parametrage.

DSD ( Direct Stream Digital) : format d'encodage et de décodage en modulation de densité d'impulsions sur 1 bit à très haute vitesse (2.8 Mhz et ses multiple. Ce format a la particularité d'être à la fois numérique et analogique : numérique car il peut être calculé directement par un DSP, analogique car il suffit d'une self pour le convertir en analogique : il peut être envoyé directement aux HP via un étage de puissance FDA.
Son intérêt est une captation numérique très proche de l'analogique, une dynamique et une vitesse de restitution sans compromis.
L'inconvénient de ce format est son volume de données considérable : fichiers énormes 4x plus gros en Dsd64,  par rapport au PCM (CD). A réserver à la captation, au mixage. En diffusion, le gain est minime par rapport au Pcm.

Dynamique : amplitude en dB d'un enregistrement audio entre le plus faible signal (bruit) et le plus fort signal. La "plage" dynamique d'une source audio est sa capacité à reproduire une certaine dynamique issue de l’enregistrement. Le CD lu sur un lecteur moderne dispose d'une dynamique de l'ordre de 120dB. Le phonographe est capable de délivrer 60dB avec un disque neuf, sur les premiers sillons, et environ 40dB en pratique.
Les nouveaux format hi-res (dsd, 24/96) ont des dynamiques énormes de 140 dB que beaucoup d'électroniques sont incapable de suivre (notamment les ampli classe AB de moyenne gamme), et inutiles car le volume sonore nécessaire pour exploiter 140dB de rapport signal/bruit est de l'ordre de 170dB absolus ce qui n'est pas supportable pour un humain (destruction de l'oreille et autres lésions corporelles).

Encodage/décodage LOSSLESS (sans perte) : encodage (CODEC) audio numérique sans perte d'information. La fidélité du signal après encodage / décodage est de 100%.ex Flac.

Encodage/décodage LOSSY (avec pertes) : encodage (CODEC) audio numérique avec perte des informations (psycho-acoustique) non essentielles à la reproduction. La fidélité du signal après encodage / décodage est inférieure à 100%. Un algorithme psycho-acoustique détermine quelles sont les informations qui peuvent être supprimées sans impact sur la restitution du signal audio (signal faible masqué par un signal fort) . Si le débit binaire (bitrate) utilisé est suffisant, et que le modèle psycho-acoustique est performant : la restitution obtenue en LOSSY est dite "transparente".

Expander : traitement du son destiné à augmenter la dynamique du signal. C'est un effet audio analogique ou numérique qui boost plus ou moins (gain) le niveau des parties du signal qui restent inférieures à un seuil en dB (threshold) déterminé par l'utilisateur, pendant une certaine durée (release time). C'est l'anti-électron de la "Compression audio", voir ci-dessus.

Facteur d'amortissement (DF - Damping Factor) : Le facteur d'amortissement représente la faculté de l'ampli à amortir les oscillations de la membrane du HP (l'ampli court-circuite la tension produite par le HP lorsque la membrane revient en position d'équilibre). On dit souvent qu'un bon facteur d'amortissement permet d'obtenir des graves plus nets. Pour faire simple : le facteur d'amortissement se calcule en divisant l’impédance à 1000Hz du HP (R) par celle de l'étage de sortie de l'ampli (r). DF = R/r. Plus il est élevé, plus l'amplificateur tiendra le haut parleur, et plus les pertes de sorties sont faible.

FDA : Full Digital Amplifier. Amplificateur Classe D drivé par un signal PWM (ou PDM), donc sans DAC : le signal numérique d'entrée pilote directement l’étage de puissance classe D via une conversion PCM vers PWM réalisée par un DSP. La classe D est un modèle de circuit d'étage de puissance d'amplificateur qui fonctionne en modulation numérique d'impulsions (on appelle ça du numérique "1 bit" : ce type de modulation a la particularité d'être à la fois analogique et numérique, ou du moins : c'est une modulation analogique qui peut être "calculée" directement à partir d'un signal PCM par un microprocesseur). "FDA" est surtout un terme marketing dont très peu de gens comprennent la signification. Les FDA sont bel et bien des amplis classe D, analogiques pour l'essentiel, qui ont simplement la particularité de replacer l'étage DAC par un traitement DSP et n'acceptent donc que des entrées numériques. Quand un FDA disposent d'entrées analogiques : il intègre un ADC (convertisseur analogique-numérique) en plus du DSP, ce qui dégrade en général ses performances.

FLAC : CODEC LOSSLESS open-source de Xiph.org. C'est le standard de facto pour l'archivage audio. On peut réencoder 100x de suite un fichier WAV en FLAC : le résultat est toujours identique au fichier FLAC d'origine. C est l équivalent du zip pour l informatique.

Headroom : valeur absolue de l'écart en dB entre la plus haute crête de signal d'un enregistrement et le 0dB. Un enregistrement mastérisé pour l'écoute doit normalement être "normalisé" et donc avoir un headroom de 1dB ou nul. Le headroom n'est utile qu'en phase de pré-mastering. Sur un enregistrement normalisé à -1dB : la plus haute impulsion musicale de l'enregistrement atteint -1dB. Son headroom est de 1dB.

HIRES : terme inventé par le marketing de l'industrie audio pour vendre une deuxième fois des albums à ceux qui les ont déjà acheté en CD : des fichiers 24 bits à fréquence d'échantillonage supérieure ou égale à 96KHz. Les fichiers HIRES disposent donc en standard de 140dB de dynamique et jusqu'à 192KHz de bande passante :
-> 140dB de rapport signal/bruit (les 100dB du CD étant déjà très largement surdimensionné pour la restitution audio haute fidélité. De plus les 140dB de dynaique sont inutiles car le volume sonore nécessaire pour exploiter 140dB de rapport signal/bruit est de l'ordre de 170dB absolus ce qui n'est pas supportable pour un humain : destruction totale de l'oreille et autres lésions corporelles )
-> Bande passante allant de 48KHz à 192KHz (au dessus de 12KHz il y a du souffle et le scintillement de certaines percutions, au dessus de 16KHz : il n'y a plus rien à entendre, au dessus de 25KHz : il y a du bruit ultra-son HF indésirable perturbant le fonctionnement des électroniques). Les formats HIRES sont inférieurs au format CD pour l'écoute, donc à éviter (Par exemple, selon Xiph.org : "Les fichiers musicaux numériques à 192 kHz n'offrent aucun avantage. Ils ne sont pas tout à fait neutres non plus; la fidélité pratique est légèrement moins bonne que le CD. Les ultrasons sont un handicap lors de la lecture.)". En effet les ultra-sons sont non-seulement inaudibles, mais provoquent des intermodulations dans l'électronique : ils sont donc néfastes en reproduction audio. Les fichiers 24bits ne servent qu'en studio pour avoir un format sans pertes au dessus du format de diffusion et pour le traitement DSP.

Intermodulation acoustique : perturbation mutuelle de deux ondes acoustiques déphasées ou simplement simultanées.

Intermodulation électronique : perturbation mutuelle de deux signaux audio analogiques dans un circuit de traitement du signal, tel un amplificateur analogique.

Liaison symétrique : liaison audio analogique pour les signaux de niveau ligne ou microphone utilisant une masse flottante et deux conducteurs. Ce type de liaison est très résistante aux perturbations électromagnétiques et donc utilisée pour les longs raccordement  professionnels( 10m entre la captation et le mixage est courant) . Elle nécessite des transformateur symétriseurs à chaque extrémité de la liaison. L’intérêt est limité en audio domestique.

Loudness Unit (LU) : mesure de la plage dynamique d'un enregistrement. L'unité LU correspond à 1 dB de dynamique. Le calcul du LU d'un enregistrement correspond au rapport entre la section non silencieuse la plus forte et la section non silencieuse la plus faible, après élimination de 10% des échantillons les plus forts et les plus faibles.

MP3 (Mpeg 2 layer 3 du Frauhofer) : CODEC LOSSY transparent à partir de ~ 192kbps VBR. à 256kbps VBR : bande passante illimitée. C'est un très bon format de compression en termes de qualité, mais pas en taux de compression. MP3 est libre de droits depuis 2017 et supporté par tous les lecteurs ... sauf certains matériels orientés LOSSLESS.

Multiroom audio : couplage Wireless de plusieurs enceintes en réplication de contenu et synchronisation de latence. Possible en Wifi ou en Bluetooth selon les constructeurs.

NAS (Network Attached Storage) : serveur de stockage réseau. Les protocoles possibles pour accéder aux fichiers sont variés : SFTP, SMB, DLNA, ... le support d'un ou plusieurs de ces protocoles dépends du modèle de NAS.

Normalisation (Gac) : réduction ou élargissement du headroom (voir headroom ci-dessus). La normalisation est l'adaptation globale du volume d'un enregistrement pilotée par la détection de la crête de signal.

OGG : CODEC LOSSY plus efficace en compression que MP3, Transparent à partir de 160kbps. OGG est toujours VBR (bitrate variable, pas de OGG CBR). Très bien supporté mais pas aussi bien que MP3. Bande passante limitée à 20KHz. OGG est open source.

OPUS : CODEC LOSSY : le champion du monde du taux de compression : transparent à l'écoute à 130kbps. Un fichier FLAC de 30Mo est transcodé en un OPUS de 3Mo sans perte de qualité d'écoute ou presque. Limité en bande passante autour de 20KHz. Open source.

PCM (Pulse Code Modulation) : signal numérique non compressé qui a une profondeur en bit (précision) et une vitesse d'acquisition en Khz. Ex 16 bits (+-32768 niveaux) et 44.1 Khz(Cd), qui permet de restituer un signal de 0 à 22 Khz, soit les capacités de l'oreille humaine en théorie. En pratique c'est largement suffisant, mais la qualité dépend de la source, la prise de son, la dynamique,... En studio, afin de limiter les pertes de traitements , le 24/96 est le standard minimum utilisé actuellement.

Phonographe : synonyme de "tourne-disque". appareil de lecture de disques en plastique (vinyl) par raclage d'un micro-sillon via une pointe en diamant reliée mécaniquement à un transducteur magnétique. Sa mise en oeuvre mécanique est complexe (rumble,resonnances), le signal est très faible et nécessite un préampli Riaa spécifique pour fonctionner correctement. Ce système électromécanique présente des limitations considérables sur le plan de la qualité audio : rapport signal/bruit  inférieur à 60dB, taux de distorsion de l'ordre de 10% sur les sillons centraux, bande passante faible avec mise en avant des bas mediums, grande quantité de bruit HF jusqu'à 50KHz, artefacts sonores, usure rapide du support. N'étant pas en mesure de reproduire les silences de la musique : le phonographe n'est plus classé parmi les sources dites "Haute Fidélité" depuis 40 ans.

Pointes de couplage : pointes métalliques supports d'enceintes permettant de créer un contact mécanique ponctuel. La pression mécanique résultant de la masse de l'enceinte est démultipliée par la diminution de la surface de contact, ce qui permet un "contact sec" avec transmission de l'énergie vibratoire au plancher sans aucune vibration. Les pointes de couplage doivent toujours être utilisées par 3, jamais et en aucun cas par 4, pour que le contact soit iso-statique. Ce type de support d'enceinte n'est utilisable que sur plancher totalement inerte : béton, marbre, carrelage. Proscrire absolument l'utilisation de pointes de couplage sur tout autre type de support (plancher bois, meuble, moquette, ...).

Pointes de découplage : terme utilisé à tort pour désigner les "pointes de couplage".

Radiateur passif : utilisation de la mise en résonance d'une membrane HP dépourvue de moteur afin de renforcer le volume de basses fréquences d'une enceinte acoustique, sur une plage où le rendement du HP faiblit fortement. Son fonctionnement est similaire au bass reflex mais coûte plus qu un simple event. Son avantage est une meilleur qualité du grave par rapport au basse reflex.

RCA (connexion asymétrique) : connecteur utilisé depuis la préhistoire pour transporter les signaux audio analogiques de niveau ligne en audio domestique. Utilisé aussi comme connecteur SPDIF coaxial ou en vidéo composite.

RIP : Opération consistant à extraire les fichiers WAV (Pcm) stockés sur un CD.Aussi utilisé pour extraire les fichier audio et vidéo d un Dvd ou Blu-ray à l identique. 

Rodage : période initiale de stabilisation des composants acoustiques et électroniques d'un système audio. Ce principe est hérité de l'âge des amplificateurs à tubes et des premiers haut-parleurs utilisant des matériaux peu élastiques. L'application du rodage à l'électronique est désormais légende urbaine.
Aucun système de haut-parleur sérieux n'est désormais commercialisé sans qu'une période de test en usine ne lui ait fait atteindre une stabilité durable de ses caractéristiques. En audio, le concept de rodage est donc, au pire, une simple désinformation marketing permettant de laisser du temps à l'utilisateur pour qu'il s'habitue à une sonorité qui ne lui plait pas initialement, et qu'il finisse par l’apprécier. Seule exception : les membranes multiplis et à compression pour lesquelles quelques heures de rodage sont nécessaire en utilisation normale sans CD spéciaux. La puissance de départ n'a pas besoin d'être minimale.

SBC : CODEC LOSSY utilisé par défaut par le standard BLUETOOTH pour le transport audio. La qualité de SBC standard est équivalente à MP3 192, c'est à dire "presque transparent" à l'écoute. Bitrate ~ 300kbps.

SBC XQ : version transparente de SBC, équivalent LOSSLESS, c'est un transport transparent à l'écoute. bitrate ~ 600kbps.

Scène sonore : appréciation subjective de l'amplitude spatiale et du réalisme de la reproduction. Ce concept intègre en vrac : largeur stéréo, précision positionnelle des registres, maîtrise des intermodulations acoustiques, clarté et précision des registres, ... En général seule la restitution stéréo permet de produire une scène sonore de haute qualité. Néanmoins la scène sonore peut être satisfaisante en mono via une diffusion à 360° dans un local adapté. De même la scène sonore peut être pauvre en stéréo si le positionnement des enceintes n'est pas correct.

Sensibilité (en db pour 1w/1m) : mesure du rendement global d'un haut parleur en mesurant le volume acoustique produit par un signal sinusoïdal de 1w  et souvent de  fréquence 1000Hz, mesuré à 1 mètre dans l'axe du haut-parleur. Les haut-parleur de grand diamètre ou de grand débattement ont une sensibilité moyenne plus élevée et réclament donc moins d'énergie pour produire un certain niveau de volume sonore. Le rendement dépend de la fréquence restituée vis à vis du carré de la surface la membrane. Le pavillon permet de concentrer cette puissance et donc d augmenter encore le rendement. Du point de vue du rendement, le haut parleur est le maillon faible en hifi : effectivement, avec 5% de rendement maximum, 95% de pertes sont dissipées en chaleur dans la bobine. Exemple : pour produire une pression sonore(volume) de 100dB Spl à 3m, 100w sera nécessaire une enceinte de 90dB, et seulement 15w pour une de 98 dB…

SNR : Rapport signal/bruit ou "Plage dynamique" : rapport (logarithmique) entre le niveau du plus haut signal musical reproductible et le niveau de bruit (bruit numérique dans le cas du CD, et autres formats numériques). La dynamique des CDs modernes est de l'ordre de 100 dB. Notons au passage, qu'en l'absence de bruit numérique : la dynamique d'un CD est infinie !! La dynamique du tourne-disque est de 60dB quand le disque est neuf, ensuite elle chute rapidement en dessous de 40dB quand le bruit augmente avec l'usure.

Subwoofer : Enceinte dédiée aux fréquences graves. Le plus souvent utilisée en voie centrale mono compte tenu de l'absence de directivité des fréquences basses dans un local de moins de 100m2.

SPL (niveau en db) Sound Pressure Level : Niveau acoustique (volume sonore) a un point d écoute donné : ex 85 dB Spl. Il peut être aussi allié à une fréquence et une distance…Pour un niveau globale on utilise logA ou logB afin de faire une moyenne correspondant à la sensibilité perçue de l oreille.

Stéréo (effet stéréophonique) : littéralement : "son concret" (étymologiquement "stéréo" signifie "dur", "concret"). Restitution audio permettant d’obtenir une sensation d'écoute en plusieurs dimensions spatiales proche de celle d'un environnement live. La diffusion stéréophonique s'appuie sur un ou plusieurs haut-parleurs. La technique majoritairement utilisée repose sur 2 HP disposés pour une diffusion focale ou radiale (voir ci-dessous). Un  seul HP peut être utilisé s'il est mis en oeuvre de façon adéquate (HP omnidirectionnels). Les systèmes Home Cinéma utilisent couramment plus de 2 HP : diffusion 5.1, 7.1 (voir ci-dessous).
" La technique stéréophonique consiste moins à établir une écoute droite-gauche qu’à recréer la présence par le relief sonore intégral, à aérer la production du son " - Samuel, Art mus. contemp., 1962, page 634).

Stéréo en diffusion focale : effet stéréophonique "traditionnel" utilisant 2 haut-parleurs en général espacés de 3 à 5m, placés à 30cm d'un mur, et dirigés vers un point focal d'écoute. L'avantage de ce mode de diffusion est une scène sonore naturellement large, profonde et détaillée, à condition de se positionner statiquement au point focal d'écoute (la stéréo sera décentrée partout ailleurs dans la pièce d'écoute). 

Stéréo en diffusion radiale : effet stéréophonique utilisant 2 haut-parleurs disposés en un point central de diffusion, à environ 30cm d'un mur, et irradiant la pièce d'écoute selon un angle plus ou moins important des 2 HP. L'effet stéréophonique maximal est obtenu avec une orientation à 180° des 2 HP. L'avantage de ce mode de diffusion est une scène sonore moyennement large et détaillée à condition de se positionner statiquement dans l'axe médian des 2 HP, et un effet stéréophonique néanmoins satisfaisant dans toute la pièce. La stéréo radiale utilise les réflexions directes sur les murs du local d'écoute pour enrichir la scène stéréophonique. Elle présente peu d'intermodulations acoustiques directes.

Stéréo en diffusion omnidirectionnelle : effet "stéréophonique" utilisant 1 haut-parleur disposé selon un axe vertical face à un cone de diffusion permettant de répartir les ondes sonores à 360°. Les avantages de ce mode de diffusion sont une scène sonore spatiale dans toute la pièce, une absence presque totale d'intermodulations acoustiques directes, ainsi que très peu de problèmes de phase (1 seul HP). La stéréo omnidirectionnelle utilise les réflexions directes sur les murs du local d'écoute pour enrichir la scène stéréophonique.

Stéréo en diffusion X.1 (2.1 , 5.1 , 7.1) : effet stéréophonique utilisant plus de deux HP / voies. Chaque voie est matérialisée par une ou plusieurs enceintes spécifiques. Le chiffre X de X.1 correspond aux X enceintes pleine bande qui sont souvent désignées dans le domaine du home cinema par le terme « satellite » et, dans ce cas, sont généralement de petite taille. Seul le haut-parleur grave (subwoofer) destiné à reproduire le canal LFE (Low Frequencies Effect) qui correspond au .1 de X.1, a une taille plus importante.

Sweet spot : point d'écoute idéal pour la diffusion stéréophonique. situé au point focal des axes de diffusion des hauts parleurs. En stéréo radiale le sweet spot se situe dans l'axe median de diffusion des HP, à une distance dépendant de la taille du local et de l'orientation des HP.

Transducteur : terme désignant un haut-parleur pour avoir l'air savant.

Tweeter : haut parleur dédié aux fréquences aiguës.

UPNP : c'est le standard Webservice "Universal Plug and Play" : ça peut TOUT faire, y compris configurer des adresses IP sur n'importe quel objet connecté : très polyvalent, d'ou son nom. En audio : UPNP est la base technologique sur laquelle reposent les différents protocoles de partage multimedia (DLNA, Chromecast, Airplay, ...).

XLR  : connecteur professionnel à forte résistance aux connexions/déconnexions utilisé pour les liaisons symétriques de niveau ligne et micro en 3 broches. Il a longtemps été utilisé pour le raccordement d'enceintes de sonorisation pour sa robustesse mais en voie d'abandon pour cet usage au profit du Speakon.En 5 broches, il a des utilisations diverses de controle, de liaison numérique série notamment Dmx en lumière.



Auteurs :

- Jean-Philippe Guillemin

- Christophe Braux

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