lundi 11 mai 2020

Glossaire de l'audio et de la Hifi


Glossaire de l'audio et de la Haute Fidelite

Ce glossaire se destine à clarifier / démystifier la terminologie technique utilisée en audio. Il apporte quelques conseils de mise en oeuvre des technologies Hifi modernes.

AAC (Advanced Audio Coding) : CODEC LOSSY apparu après le Mp3 pro, il est très efficace en taux de compression et en qualité. Considéré transparent à 150kbps. Bande passante illimitée en VBR. Bien supporté, car utilisé par Apple iTune. AAC n'est pas libre de droits bien qu'il existe des implémentations Open source par reverse ingénierie.

Airplay : protocole UPNP de communication/partage de contenu multimédia (audio/video) propriétaire d'Apple : LOSSLESS en général

Amortisseur tellurique : petit pied en "caoutchouc dur" de faible épaisseur (3~4mm) ou en feutrine, il sert  à poser une enceinte acoustique sur tout support. Utiliser 3 ou 4 amortisseurs. C'est le meilleur moyen de pose d'enceinte à tous les niveaux : absence de vibrations, absence totale d'impact sur les basses et les aigus.

AptX : CODEC LOSSY propriétaire de CSR, utilisé pour transporter l'audio en Bluetooth. Latence faible, surtout en low latency , identique à SBC en qualité. bitrate ~ 350kbps.

AptXHD : version transparente de AptX, équivalent LOSSLESS, c'est un transport transparent à l'écoute. bitrate ~ 600kbps.

Bass Reflex : utilisation d' un résonateur accordé par un évent afin d aider le haut parleur, de limiter le déplacement de la membrane, d augmenter sa puissance admissible et de renforcer le volume de basses fréquences d'une enceinte acoustique, sur une plage où le rendement du haut-parleur faiblit fortement.

Classe A : modèle de circuit d'étage de puissance analogique d'amplificateur simple à 1 transistor, qui fonctionne en amplification "full onde" : la fonction de transfert est parfaite si on reste dans la zone de fonctionnement linéaire du transistor. L'inconvénient de la classe A est son rendement exécrable (de l'ordre de 25% : 75% de l'énergie est dissipée en chaleur) : ça chauffe autant qu'un grille-pain. La pure classe A, est abandonnée en audio professionnelle est en voie abandon en Hifi, sauf pour les préamplis : la plupart des préamplis analogiques n'utilisant pas d'amplificateurs opérationnels (AOP) fonctionnent en Classe A.

Classe AB : modèle de circuit d'étage de puissance analogique d'amplificateur qui fonctionne en classe A à faible volume et en classe B à fort volume, afin de profiter de la clarté de la classe A et du meilleur rendement de la classe B. Les mesures de taux de distorsion (THD) réalisées à bas régime ne sont donc pas représentatives car la classe de fonctionnement n'est pas la même qu'à haut régime. Néanmoins les amplificateurs de moyenne et haute gamme parviennent à maintenir le THD en dessous de 1% à pleine puissance. Cette technologie était la plus utilisée jusque dans les années 2000, elle est en voie d'abandon par certains constructeurs au profit de la classe D. Le rendement dépend de la puissance mais la dissipation et est de l ordre de 50%.

Classe B : modèle de circuit d'étage de puissance analogique d'amplificateur qui fonctionne  au minimum avec 2 transistors : un pour le signal positif et un pour le signal négatif. les deux moitiés d'onde sinusoïdale sont additionné au prix d'une distortion dite de croisement relativement élevée si le circuit est mal conçu. La classe B présente un taux de distorsion plus élevé mais un meilleur rendement que la classe A : c'est son unique intérêt. La pure classe B est abandonnée en audio au profit de AB, G, H ou D.

Classe D : modèle de circuit d'étage de puissance d'amplificateur qui fonctionne en modulation numérique d'impulsions (on appelle ça du numérique "1 bit" : ce type de modulation a la particularité d'être à la fois analogique et numérique, ou du moins : c'est une modulation analogique qui peut être "calculée" directement à partir d'un signal PCM par un microprocesseur) : le passage en signal "purement analogique", réalisé par la self de sortie, ou se fait aux bornes des HP (via l'inductance des HP)... Il existe principalement deux types de fonctionnements classe D : PWM - Pulse Width Modulation, et PDM - Pulse Density Modulation. C'est le circuit le plus utilisé actuellement en Hifi du fait de son rendement et de la distorsion harmonique très faible. Son rendement est de l'ordre de 80% à 90%, il nécessite un dissipateur (radiateur) et une alimentation 4 fois moins importante mais une puce de driver complexe. Selon le driver utilisé : analogique ou numérique : on parle simplement de "classe D" ou de FDA. L'étage de puissance est le même : classe D, pour les deux types précédents.

CODEC : Codeur-Décodeur : algorithme informatique qui converti un signal  numérique d'un format d'encodage A vers un format B.

Compression audio (compression dynamique) : traitement du son destiné à réduire la dynamique du signal. C'est un effet audio analogique ou numérique qui réduit plus ou moins (gain) le niveau des parties du signal qui dépassent un seuil en dB (threshold) déterminé par l'utilisateur, pendant une certaine durée (release time). A ne pas confondre avec son homonyme "Compression de données", ci-dessous : ils sont totalement indépendants. Grosso modo on augmente les signaux faibles et on baisse les signaux fort afin d'uniformiser le volume général. Le mastering radio ou publicitaire avec un ressenti loudness très important est connu et utilise une compression importante et multibande du signal.

Compression de données audio (encodage - CODEC) : encodage d'un fichier ou d'un flux audio numérique (MP3, FLAC, SBC, AAC, ...) dans le but de réduire sa taille binaire, en vue d'une transmission (contraintes de débit) ou d'un stockage (contrainte d'espace de stockage).

DAC : convertisseur audio Numérique-Analogique. En 2020 tous les DAC utilisant un circuit intégré récent sont transparents à l'écoute, quelle que soit leur gamme de prix. Leurs performances sont lié au flux d entrée (16 bits/44.1 khz , 24/96, 32/192, 1 bit 5,6mhz(DSD).

Décibel (dB) : unité de valeur du rapport entre deux volumes audio, calculée comme le logarithme décimal du rapport entre deux puissances électriques ou entre deux puissances acoustiques.+3db signifie 2 fois plus de puissance et - 6db à 4x moins.

DLNA (Digital Living Network Alliance) : protocole UPNP de partage audio/video standard et polyvalent permettant de transmettre l'audio en LOSSLESS ou en LOSSY selon le parametrage.

DSD ( Direct Stream Digital) : format d'encodage et de décodage en modulation de densité d'impulsions sur 1 bit à très haute vitesse (2.8 Mhz et ses multiple. Ce format a la particularité d'être à la fois numérique et analogique : numérique car il peut être calculé directement par un DSP, analogique car il suffit d'une self pour le convertir en analogique : il peut être envoyé directement aux HP via un étage de puissance FDA.
Son intérêt est une captation numérique très proche de l'analogique, une dynamique et une vitesse de restitution sans compromis.
L'inconvénient de ce format est son volume de données considérable : fichiers énormes 4x plus gros en Dsd64,  par rapport au PCM (CD). A réserver à la captation, au mixage. En diffusion, le gain est minime par rapport au Pcm.

Dynamique : amplitude en dB d'un enregistrement audio entre le plus faible signal (bruit) et le plus fort signal. La "plage" dynamique d'une source audio est sa capacité à reproduire une certaine dynamique issue de l’enregistrement. Le CD lu sur un lecteur moderne dispose d'une dynamique de l'ordre de 120dB. Le phonographe est capable de délivrer 60dB avec un disque neuf, sur les premiers sillons, et environ 40dB en pratique.
Les nouveaux format hi-res (dsd, 24/96) ont des dynamiques énormes de 140 dB que beaucoup d'électroniques sont incapable de suivre (notamment les ampli classe AB de moyenne gamme), et inutiles car le volume sonore nécessaire pour exploiter 140dB de rapport signal/bruit est de l'ordre de 170dB absolus ce qui n'est pas supportable pour un humain (destruction de l'oreille et autres lésions corporelles).

Encodage/décodage LOSSLESS (sans perte) : encodage (CODEC) audio numérique sans perte d'information. La fidélité du signal après encodage / décodage est de 100%.ex Flac.

Encodage/décodage LOSSY (avec pertes) : encodage (CODEC) audio numérique avec perte des informations (psycho-acoustique) non essentielles à la reproduction. La fidélité du signal après encodage / décodage est inférieure à 100%. Un algorithme psycho-acoustique détermine quelles sont les informations qui peuvent être supprimées sans impact sur la restitution du signal audio (signal faible masqué par un signal fort) . Si le débit binaire (bitrate) utilisé est suffisant, et que le modèle psycho-acoustique est performant : la restitution obtenue en LOSSY est dite "transparente".

Expander : traitement du son destiné à augmenter la dynamique du signal. C'est un effet audio analogique ou numérique qui boost plus ou moins (gain) le niveau des parties du signal qui restent inférieures à un seuil en dB (threshold) déterminé par l'utilisateur, pendant une certaine durée (release time). C'est l'anti-électron de la "Compression audio", voir ci-dessus.

Facteur d'amortissement (DF - Damping Factor) : Le facteur d'amortissement représente la faculté de l'ampli à amortir les oscillations de la membrane du HP (l'ampli court-circuite la tension produite par le HP lorsque la membrane revient en position d'équilibre). On dit souvent qu'un bon facteur d'amortissement permet d'obtenir des graves plus nets. Pour faire simple : le facteur d'amortissement se calcule en divisant l’impédance à 1000Hz du HP (R) par celle de l'étage de sortie de l'ampli (r). DF = R/r. Plus il est élevé, plus l'amplificateur tiendra le haut parleur, et plus les pertes de sorties sont faible.

FDA : Full Digital Amplifier. Amplificateur Classe D drivé par un signal PWM (ou PDM), donc sans DAC : le signal numérique d'entrée pilote directement l’étage de puissance classe D via une conversion PCM vers PWM réalisée par un DSP. La classe D est un modèle de circuit d'étage de puissance d'amplificateur qui fonctionne en modulation numérique d'impulsions (on appelle ça du numérique "1 bit" : ce type de modulation a la particularité d'être à la fois analogique et numérique, ou du moins : c'est une modulation analogique qui peut être "calculée" directement à partir d'un signal PCM par un microprocesseur). "FDA" est surtout un terme marketing dont très peu de gens comprennent la signification. Les FDA sont bel et bien des amplis classe D, analogiques pour l'essentiel, qui ont simplement la particularité de replacer l'étage DAC par un traitement DSP et n'acceptent donc que des entrées numériques. Quand un FDA disposent d'entrées analogiques : il intègre un ADC (convertisseur analogique-numérique) en plus du DSP, ce qui dégrade en général ses performances.

FLAC : CODEC LOSSLESS open-source de Xiph.org. C'est le standard de facto pour l'archivage audio. On peut réencoder 100x de suite un fichier WAV en FLAC : le résultat est toujours identique au fichier FLAC d'origine. C est l équivalent du zip pour l informatique.

Headroom : valeur absolue de l'écart en dB entre la plus haute crête de signal d'un enregistrement et le 0dB. Un enregistrement mastérisé pour l'écoute doit normalement être "normalisé" et donc avoir un headroom de 1dB ou nul. Le headroom n'est utile qu'en phase de pré-mastering. Sur un enregistrement normalisé à -1dB : la plus haute impulsion musicale de l'enregistrement atteint -1dB. Son headroom est de 1dB.

HIRES : terme inventé par le marketing de l'industrie audio pour vendre une deuxième fois des albums à ceux qui les ont déjà acheté en CD : des fichiers 24 bits à fréquence d'échantillonage supérieure ou égale à 96KHz. Les fichiers HIRES disposent donc en standard de 140dB de dynamique et jusqu'à 192KHz de bande passante :
-> 140dB de rapport signal/bruit (les 100dB du CD étant déjà très largement surdimensionné pour la restitution audio haute fidélité. De plus les 140dB de dynaique sont inutiles car le volume sonore nécessaire pour exploiter 140dB de rapport signal/bruit est de l'ordre de 170dB absolus ce qui n'est pas supportable pour un humain : destruction totale de l'oreille et autres lésions corporelles )
-> Bande passante allant de 48KHz à 192KHz (au dessus de 12KHz il y a du souffle et le scintillement de certaines percutions, au dessus de 16KHz : il n'y a plus rien à entendre, au dessus de 25KHz : il y a du bruit ultra-son HF indésirable perturbant le fonctionnement des électroniques). Les formats HIRES sont inférieurs au format CD pour l'écoute, donc à éviter (Par exemple, selon Xiph.org : "Les fichiers musicaux numériques à 192 kHz n'offrent aucun avantage. Ils ne sont pas tout à fait neutres non plus; la fidélité pratique est légèrement moins bonne que le CD. Les ultrasons sont un handicap lors de la lecture.)". En effet les ultra-sons sont non-seulement inaudibles, mais provoquent des intermodulations dans l'électronique : ils sont donc néfastes en reproduction audio. Les fichiers 24bits ne servent qu'en studio pour avoir un format sans pertes au dessus du format de diffusion et pour le traitement DSP.

Intermodulation acoustique : perturbation mutuelle de deux ondes acoustiques déphasées ou simplement simultanées.

Intermodulation électronique : perturbation mutuelle de deux signaux audio analogiques dans un circuit de traitement du signal, tel un amplificateur analogique.

Liaison symétrique : liaison audio analogique pour les signaux de niveau ligne ou microphone utilisant une masse flottante et deux conducteurs. Ce type de liaison est très résistante aux perturbations électromagnétiques et donc utilisée pour les longs raccordement  professionnels( 10m entre la captation et le mixage est courant) . Elle nécessite des transformateur symétriseurs à chaque extrémité de la liaison. L’intérêt est limité en audio domestique.

Loudness Unit (LU) : mesure de la plage dynamique d'un enregistrement. L'unité LU correspond à 1 dB de dynamique. Le calcul du LU d'un enregistrement correspond au rapport entre la section non silencieuse la plus forte et la section non silencieuse la plus faible, après élimination de 10% des échantillons les plus forts et les plus faibles.

MP3 (Mpeg 2 layer 3 du Frauhofer) : CODEC LOSSY transparent à partir de ~ 192kbps VBR. à 256kbps VBR : bande passante illimitée. C'est un très bon format de compression en termes de qualité, mais pas en taux de compression. MP3 est libre de droits depuis 2017 et supporté par tous les lecteurs ... sauf certains matériels orientés LOSSLESS.

Multiroom audio : couplage Wireless de plusieurs enceintes en réplication de contenu et synchronisation de latence. Possible en Wifi ou en Bluetooth selon les constructeurs.

NAS (Network Attached Storage) : serveur de stockage réseau. Les protocoles possibles pour accéder aux fichiers sont variés : SFTP, SMB, DLNA, ... le support d'un ou plusieurs de ces protocoles dépends du modèle de NAS.

Normalisation (Gac) : réduction ou élargissement du headroom (voir headroom ci-dessus). La normalisation est l'adaptation globale du volume d'un enregistrement pilotée par la détection de la crête de signal.

OGG : CODEC LOSSY plus efficace en compression que MP3, Transparent à partir de 160kbps. OGG est toujours VBR (bitrate variable, pas de OGG CBR). Très bien supporté mais pas aussi bien que MP3. Bande passante limitée à 20KHz. OGG est open source.

OPUS : CODEC LOSSY : le champion du monde du taux de compression : transparent à l'écoute à 130kbps. Un fichier FLAC de 30Mo est transcodé en un OPUS de 3Mo sans perte de qualité d'écoute ou presque. Limité en bande passante autour de 20KHz. Open source.

PCM (Pulse Code Modulation) : signal numérique non compressé qui a une profondeur en bit (précision) et une vitesse d'acquisition en Khz. Ex 16 bits (+-32768 niveaux) et 44.1 Khz(Cd), qui permet de restituer un signal de 0 à 22 Khz, soit les capacités de l'oreille humaine en théorie. En pratique c'est largement suffisant, mais la qualité dépend de la source, la prise de son, la dynamique,... En studio, afin de limiter les pertes de traitements , le 24/96 est le standard minimum utilisé actuellement.

Phonographe : synonyme de "tourne-disque". appareil de lecture de disques en plastique (vinyl) par raclage d'un micro-sillon via une pointe en diamant reliée mécaniquement à un transducteur magnétique. Sa mise en oeuvre mécanique est complexe (rumble,resonnances), le signal est très faible et nécessite un préampli Riaa spécifique pour fonctionner correctement. Ce système électromécanique présente des limitations considérables sur le plan de la qualité audio : rapport signal/bruit  inférieur à 60dB, taux de distorsion de l'ordre de 10% sur les sillons centraux, bande passante faible avec mise en avant des bas mediums, grande quantité de bruit HF jusqu'à 50KHz, artefacts sonores, usure rapide du support. N'étant pas en mesure de reproduire les silences de la musique : le phonographe n'est plus classé parmi les sources dites "Haute Fidélité" depuis 40 ans.

Pointes de couplage : pointes métalliques supports d'enceintes permettant de créer un contact mécanique ponctuel. La pression mécanique résultant de la masse de l'enceinte est démultipliée par la diminution de la surface de contact, ce qui permet un "contact sec" avec transmission de l'énergie vibratoire au plancher sans aucune vibration. Les pointes de couplage doivent toujours être utilisées par 3, jamais et en aucun cas par 4, pour que le contact soit iso-statique. Ce type de support d'enceinte n'est utilisable que sur plancher totalement inerte : béton, marbre, carrelage. Proscrire absolument l'utilisation de pointes de couplage sur tout autre type de support (plancher bois, meuble, moquette, ...).

Pointes de découplage : terme utilisé à tort pour désigner les "pointes de couplage".

Radiateur passif : utilisation de la mise en résonance d'une membrane HP dépourvue de moteur afin de renforcer le volume de basses fréquences d'une enceinte acoustique, sur une plage où le rendement du HP faiblit fortement. Son fonctionnement est similaire au bass reflex mais coûte plus qu un simple event. Son avantage est une meilleur qualité du grave par rapport au basse reflex.

RCA (connexion asymétrique) : connecteur utilisé depuis la préhistoire pour transporter les signaux audio analogiques de niveau ligne en audio domestique. Utilisé aussi comme connecteur SPDIF coaxial ou en vidéo composite.

RIP : Opération consistant à extraire les fichiers WAV (Pcm) stockés sur un CD.Aussi utilisé pour extraire les fichier audio et vidéo d un Dvd ou Blu-ray à l identique. 

Rodage : période initiale de stabilisation des composants acoustiques et électroniques d'un système audio. Ce principe est hérité de l'âge des amplificateurs à tubes et des premiers haut-parleurs utilisant des matériaux peu élastiques. L'application du rodage à l'électronique est désormais légende urbaine.
Aucun système de haut-parleur sérieux n'est désormais commercialisé sans qu'une période de test en usine ne lui ait fait atteindre une stabilité durable de ses caractéristiques. En audio, le concept de rodage est donc, au pire, une simple désinformation marketing permettant de laisser du temps à l'utilisateur pour qu'il s'habitue à une sonorité qui ne lui plait pas initialement, et qu'il finisse par l’apprécier. Seule exception : les membranes multiplis et à compression pour lesquelles quelques heures de rodage sont nécessaire en utilisation normale sans CD spéciaux. La puissance de départ n'a pas besoin d'être minimale.

SBC : CODEC LOSSY utilisé par défaut par le standard BLUETOOTH pour le transport audio. La qualité de SBC standard est équivalente à MP3 192, c'est à dire "presque transparent" à l'écoute. Bitrate ~ 300kbps.

SBC XQ : version transparente de SBC, équivalent LOSSLESS, c'est un transport transparent à l'écoute. bitrate ~ 600kbps.

Scène sonore : appréciation subjective de l'amplitude spatiale et du réalisme de la reproduction. Ce concept intègre en vrac : largeur stéréo, précision positionnelle des registres, maîtrise des intermodulations acoustiques, clarté et précision des registres, ... En général seule la restitution stéréo permet de produire une scène sonore de haute qualité. Néanmoins la scène sonore peut être satisfaisante en mono via une diffusion à 360° dans un local adapté. De même la scène sonore peut être pauvre en stéréo si le positionnement des enceintes n'est pas correct.

Sensibilité (en db pour 1w/1m) : mesure du rendement global d'un haut parleur en mesurant le volume acoustique produit par un signal sinusoïdal de 1w  et souvent de  fréquence 1000Hz, mesuré à 1 mètre dans l'axe du haut-parleur. Les haut-parleur de grand diamètre ou de grand débattement ont une sensibilité moyenne plus élevée et réclament donc moins d'énergie pour produire un certain niveau de volume sonore. Le rendement dépend de la fréquence restituée vis à vis du carré de la surface la membrane. Le pavillon permet de concentrer cette puissance et donc d augmenter encore le rendement. Du point de vue du rendement, le haut parleur est le maillon faible en hifi : effectivement, avec 5% de rendement maximum, 95% de pertes sont dissipées en chaleur dans la bobine. Exemple : pour produire une pression sonore(volume) de 100dB Spl à 3m, 100w sera nécessaire une enceinte de 90dB, et seulement 15w pour une de 98 dB…

SNR : Rapport signal/bruit ou "Plage dynamique" : rapport (logarithmique) entre le niveau du plus haut signal musical reproductible et le niveau de bruit (bruit numérique dans le cas du CD, et autres formats numériques). La dynamique des CDs modernes est de l'ordre de 100 dB. Notons au passage, qu'en l'absence de bruit numérique : la dynamique d'un CD est infinie !! La dynamique du tourne-disque est de 60dB quand le disque est neuf, ensuite elle chute rapidement en dessous de 40dB quand le bruit augmente avec l'usure.

Subwoofer : Enceinte dédiée aux fréquences graves. Le plus souvent utilisée en voie centrale mono compte tenu de l'absence de directivité des fréquences basses dans un local de moins de 100m2.

SPL (niveau en db) Sound Pressure Level : Niveau acoustique (volume sonore) a un point d écoute donné : ex 85 dB Spl. Il peut être aussi allié à une fréquence et une distance…Pour un niveau globale on utilise logA ou logB afin de faire une moyenne correspondant à la sensibilité perçue de l oreille.

Stéréo (effet stéréophonique) : littéralement : "son concret" (étymologiquement "stéréo" signifie "dur", "concret"). Restitution audio permettant d’obtenir une sensation d'écoute en plusieurs dimensions spatiales proche de celle d'un environnement live. La diffusion stéréophonique s'appuie sur un ou plusieurs haut-parleurs. La technique majoritairement utilisée repose sur 2 HP disposés pour une diffusion focale ou radiale (voir ci-dessous). Un  seul HP peut être utilisé s'il est mis en oeuvre de façon adéquate (HP omnidirectionnels). Les systèmes Home Cinéma utilisent couramment plus de 2 HP : diffusion 5.1, 7.1 (voir ci-dessous).
" La technique stéréophonique consiste moins à établir une écoute droite-gauche qu’à recréer la présence par le relief sonore intégral, à aérer la production du son " - Samuel, Art mus. contemp., 1962, page 634).

Stéréo en diffusion focale : effet stéréophonique "traditionnel" utilisant 2 haut-parleurs en général espacés de 3 à 5m, placés à 30cm d'un mur, et dirigés vers un point focal d'écoute. L'avantage de ce mode de diffusion est une scène sonore naturellement large, profonde et détaillée, à condition de se positionner statiquement au point focal d'écoute (la stéréo sera décentrée partout ailleurs dans la pièce d'écoute). 

Stéréo en diffusion radiale : effet stéréophonique utilisant 2 haut-parleurs disposés en un point central de diffusion, à environ 30cm d'un mur, et irradiant la pièce d'écoute selon un angle plus ou moins important des 2 HP. L'effet stéréophonique maximal est obtenu avec une orientation à 180° des 2 HP. L'avantage de ce mode de diffusion est une scène sonore moyennement large et détaillée à condition de se positionner statiquement dans l'axe médian des 2 HP, et un effet stéréophonique néanmoins satisfaisant dans toute la pièce. La stéréo radiale utilise les réflexions directes sur les murs du local d'écoute pour enrichir la scène stéréophonique. Elle présente peu d'intermodulations acoustiques directes.

Stéréo en diffusion omnidirectionnelle : effet "stéréophonique" utilisant 1 haut-parleur disposé selon un axe vertical face à un cone de diffusion permettant de répartir les ondes sonores à 360°. Les avantages de ce mode de diffusion sont une scène sonore spatiale dans toute la pièce, une absence presque totale d'intermodulations acoustiques directes, ainsi que très peu de problèmes de phase (1 seul HP). La stéréo omnidirectionnelle utilise les réflexions directes sur les murs du local d'écoute pour enrichir la scène stéréophonique.

Stéréo en diffusion X.1 (2.1 , 5.1 , 7.1) : effet stéréophonique utilisant plus de deux HP / voies. Chaque voie est matérialisée par une ou plusieurs enceintes spécifiques. Le chiffre X de X.1 correspond aux X enceintes pleine bande qui sont souvent désignées dans le domaine du home cinema par le terme « satellite » et, dans ce cas, sont généralement de petite taille. Seul le haut-parleur grave (subwoofer) destiné à reproduire le canal LFE (Low Frequencies Effect) qui correspond au .1 de X.1, a une taille plus importante.

Sweet spot : point d'écoute idéal pour la diffusion stéréophonique. situé au point focal des axes de diffusion des hauts parleurs. En stéréo radiale le sweet spot se situe dans l'axe median de diffusion des HP, à une distance dépendant de la taille du local et de l'orientation des HP.

Transducteur : terme désignant un haut-parleur pour avoir l'air savant.

Tweeter : haut parleur dédié aux fréquences aiguës.

UPNP : c'est le standard Webservice "Universal Plug and Play" : ça peut TOUT faire, y compris configurer des adresses IP sur n'importe quel objet connecté : très polyvalent, d'ou son nom. En audio : UPNP est la base technologique sur laquelle reposent les différents protocoles de partage multimedia (DLNA, Chromecast, Airplay, ...).

XLR  : connecteur professionnel à forte résistance aux connexions/déconnexions utilisé pour les liaisons symétriques de niveau ligne et micro en 3 broches. Il a longtemps été utilisé pour le raccordement d'enceintes de sonorisation pour sa robustesse mais en voie d'abandon pour cet usage au profit du Speakon.En 5 broches, il a des utilisations diverses de controle, de liaison numérique série notamment Dmx en lumière.



Auteurs :

- Jean-Philippe Guillemin

- Christophe Braux

samedi 28 décembre 2019

Protocoles Hifi connectée


Quelques définitions pour mieux comprendre les protocoles utilisés en Hifi connectée :
UPNP = c'est le standard Webservice "Universal Plug and Play" : ça peut TOUT faire, y compris configurer des adresses IP sur n'importe quel objet connecté : très polyvalent, d'ou son nom.
DLNA = c'est un dialecte UPNP parmis des milliers. DLNA est spécialisé dans le partage de contenus multimédias (Chromecast est une déclinaison de DLNA, et la plupart des serveurs de contenu utilisent DLNA)
AIRPLAY = c'est le dialecte UPNP de Apple pour le partage de contenus multimedia
https://people.via.ecp.fr/~truent/UPnP/index.html

Le principe de base commun de ces dialectes webservices repose sur 3 composants :
- le fournisseur (par exemple : serveur de partage DLNA)
- le consommateur (ou "renderer", par exemple : enceinte connectée)
- le controleur (ou "client", par exemple : logiciel lecteur, comme Hificast)

3 exemples :
1) Quand on lance la lecture sur Hificast, ce dernier envoi une commande au consommateur (enceinte connectée par exemple) pour qu'elle se connecte au fournisseur. Le fournisseur pouvant être soit un serveur DLNA connecté sur le réseau Wifi, soit la tablette hébergeant Hificast elle même (selon la source sélectionnée dans Hificast).
2) Quand on lance la lecture sur l'application Spotify en mode "Spotify Connect" : l'appli Spotify envoi une commande au consommateur (enceinte connectée compatible Spotify Connect par exemple) pour qu'elle se connecte sur le serveur de Spotify situé sur Internet et lance la lecture

3) Quand on lance la lecture sur l'application Spotify en mode "Chromecast" : l'appli Spotify envoi une commande DLNA au consommateur (enceinte connectée par exemple) pour qu'elle se connecte à la tablette hébergeant l'appli Spotify, et c'est l'appli Spotify qui se connecte elle même au serveur de Spotify situé sur Internet (ce mode est meilleur que Spotify Connect).


mardi 8 octobre 2019

SBC XQ : le CODEC Bluetooth ultime Haute Fidelité

SBC XQ offre une meilleure qualité sonore que APTX-HQ. Il peut être considéré comme transparent: c'est à dire d'une qualité 100% "CD". 

Voici un bon article sur les codecs Bluetooth sur : http://soundexpert.org - audio-quality-of-sbc-xq-bluetooth-audio-codec 

SBC XQ est disponible à partir de maintenant dans la distribution Zenwalk Linux ;) Profitez de la meilleure qualité audio "sans perte" disponible !

Pour les mainteneurs d'autres distributions Linux : voici le code qu'il faut appliquer à Pulseaudio : https://gitlab.freedesktop.org/Hyperion/pulseaudio/tree/SBC-XQ


vendredi 7 juin 2019

Derrière le micro éxactement

Article "Derrière le micro éxactement", publié sur audiolalies.blogspot.fr, le 25 Mars 2015 (recopié pour la postérité, blog supprimé en 2019)




J'ai mis très longtemps à me décider à écrire cet article, me demandant s'il fallait vraiment le faire, si cela en valait la peine tant la révolution  pour l'instant silencieuse qui est en cours dans le domaine de l'audio va entraîner des changements inéluctables et  irréversibles dans nos conceptions et nos perceptions de ce qu'est une installation prétendant à la très haute fidélité. Le temps nécessaire à me décider vient aussi de la difficulté à  trouver le bon angle pour présenter la chose. N'en pouvant plus de retarder l'inévitable et désirant partager une expérience plutôt déstabilisante j'ai fini par me coller devant mon clavier et à me convaincre de parler de FDA. Et de fenêtre. Ouverte.

FDA ... Food and Drug Administration ?    

Ça y est, vous êtes en train de vous dire "il parle de fenêtre ouverte, de médicaments, l'asile n'est pas loin, heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière". Que nenni ami lecteur. FDA = Full Digital Amplifier. Ah oui mais encore ? Parce que bien sûr aujourd'hui tout le monde connait ce terme galvaudé de Digital Amplifier. Pour certains, c'est un amplificateur tout ce qu'il y a de normal mais avec une entrée numérique. Pour d'autres, c'est un ampli en classe D (ou T), appelé aussi "ampli à découpage".  Non, ce n'est rien de tout ça, un FDA est un amplificateur capable d'assurer la conversion de puissance du flux numérique qu'on lui soumet. Celle-ci, contrairement aux réalisations maintenant bien connues en classe D ou T, assure la conversion du flux numérique en volts et en ampères quasiment au niveau du bornier de raccordement des haut-parleurs, pour faire simpliste, à la différence d'un  amplificateur en classe D classique qui accepte en entrée un signal exclusivement analogique, lequel est ensuite échantillonné et amplifié en modulation de largeur d'impulsion (MLI, ou PWM en anglais). Dans un FDA il n'y a aucune étape de conversion A/N du signal bas niveau, fors la conversion de puissance, et ce "bas niveau" fait toute la différence. C'est bien sûr très grossièrement résumé, mais cela suffit à comprendre où réside la l'opposition avec tout ce nous connaissions jusqu'ici. Les curieux et les impatients ne manqueront pas de trouver les définitions et les concepts de cette technique avec leur moteur de recherche internet préféré, le but de cet article n'étant pas de donner un cours de technologie.

Deux minuscules amplis et une énorme claque

Disons le sans ambages : l'expérience d'une écoute avec un de ces jouets (ils en ont effectivement l'aspect) est un one way ticket, un billet sans retour pour l'amplification full digital.  En effet, pour moi il est hors de question de revenir en arrière, c'est tout simplement impossible, et ce pour une raison très simple qui est le bond qualitatif énorme procuré par un amplificateur entièrement numérique par rapport aux meilleurs amplificateurs connus jusqu'ici, quels qu'ils soient. Ceux qui ont eu l'occasion d'écouter mon système de référence savent à quelle hauteur la barre est placée pour qu'un appareil mérite ces commentaires.   D.SOUND D400 Pour faire une analogie, c'est un peu la différence qui existerait  entre regarder un paysage sur un écran où est affichée son image en haute définition et observer ce même paysage par une fenêtre ouverte. La comparaison n'est pas du tout exagérée. Durant les nombreuses heures passées à écouter les deux appareils dont il est question ici j'ai systématiquement eu la sensation très nette,  pour la première fois de ma vie,  de me trouver juste derrière les micros utilisés pour la prise de son. Quels que soient les amplis que j'ai pu écouter ou posséder je n'ai jamais ressenti cette immédiateté, cette évidence d'un son reproduit avec une absence totale de grain, de coloration, d'inertie, de flou ou d'autres artefacts présents dans la totalité des systèmes que je connais, quelle qu'en soit la réputation. Un tel choc auditif est bien sûr le résultat de la suppression des dégradations inévitables générées par les circuits analogiques présents dans tout amplificateur classique, fut-il considéré comme parfait. Jamais je n'ai ressenti une telle absence de medium entre le son enregistré et les haut-parleurs qui le donnent à entendre. A aucun moment on ne ressent de limite autre que ce qui a été capté par les microphones et fixé sur le support numérique.  Les écoutes ont été effectuées sur toutes sortes d'enceintes d'impédance moyenne allant de 4 à 8 ohms. Aucune n'a permis de mettre à mal les deux amplis, qui sont capables de faire demander grâce aux oreilles bien avant qu'eux mêmes ne montrent leurs limites. Le résultat le plus fabuleux a été obtenu sur les Kef 105.2 avec, sur les meilleurs enregistrements, une présence quasi physique des musiciens dans la pièce et des timbres d'une justesse et d'une vérité jamais ressentie avant.  Un des aspects les plus frappants de la transparence incroyable dont est capable un (bon) système avec un FDA est qu'une fois débarrassée des fioritures apportées par l'amplification analogique, la reproduction d'un enregistrement permet d'en percevoir très facilement des détails d'un niveau de finesse jamais entendu jusqu'ici et même les choix artistiques de l'ingénieur du son car oui, ces choix existent bel et bien et sont présents sur tous les disques. Voici donc les deux tueurs en question. Ils sont minuscules, ils sont moches, ils sont bien sûr chinois mais ils envoient définitivement au musée n'importe lequel des monstres qui font habituellement rêver l'audiophile.  FX-AUDIO D802 Ces deux appareils sont loin d'être les seuls représentants de cette nouvelle génération d'amplificateurs (il suffit de faire une recherche sur internet) mais ils ont l'avantage de contenir chacun des puces représentatives des technologies actuelles, à savoir les FDA de TI et STMicro. Le D.SOUND D400 utilise un circuit de la famille Purepath de Texas Instruments, le  TAS5342LA. Le FX-Audio D802  est quant à lui basé sur le STA326 fabriqué par STMicro. Les deux amplis acceptent en entrée le flux I2S sous les formats grand public habituels, à savoir SP/DIF coaxial et optique, et ils peuvent être raccordés à un ordinateur au moyen d'un cordon USB 2.0. Ils sont tous deux dotés d'une télécommande donnant accès à de nombreuses fonctions totalement inutiles, plutôt destinées à la clientèle des grandes surfaces d'électroménager et aux propriétaires de smartphones, mais comme elles sont d'emblée embarquées dans les puces sus-nommées l'occasion était trop belle pour que les intégrateurs que sont D.Sound et FX-Audio n'en fassent pas usage et publicité. Aussi ces amplis sont truffés de gadgets qui devraient plaire aux amateurs de modernisme de pacotille avec moult effets audio Rock, Jazz, Hip-Hop, Loudness et j'en passe. Je vous laisse découvrir tout cela vous-même dans les datasheets des puces et les descriptions commerciales des amplis. Heureusement toutes ces fonctions peuvent être désactivées, dès lors l'appareil ne fait que ce pour quoi il mérite notre attention : amplifier un signal.

Tous les FDA ne sont pas égaux !

En comparant très attentivement les deux amplis sur d'excellentes enceintes, on s'aperçoit rapidement qu'il existe entre eux des différences de performances. Sans pouvoir attribuer ces différences à tel ou tel choix d'architecture interne, de composant ou de mise en oeuvre il faut se rendre à l'évidence : la technologie STMicro est supérieure à celle de TI. Le niveau de qualité des registres medium et aigu restitués par le FX-Audio D802 est littéralement inouï : jamais je n'ai perçu un tel réalisme avec aucun des amplificateurs que j'ai pu écouter durant toute mon existence, qu'ils soient à tubes ou à transistors, en classe A, A/B, ou D ou T, qu'ils soient réputés ou pas. 

Bilan d'une rencontre du troisième type (d'ampli)

Il faut accepter cette cruelle vérité : un FDA envoie sur le champ les monstres sacrés de l'amplification linéaire au chapitre des dinosaures de l'histoire de l'audio. La page est définitivement tournée et tant pis si cela contrarie l'égo des propriétaires de monstres à dizaines de kilos d'acier, de cuivre et de silicium que certains aiment tant exhiber dans un salon. Les FDA ci-dessus, à peine plus gros que deux paquets de cigarettes,  ridiculiseront le monstre en quelques secondes. Après avoir lu ce qui précède (vous êtes arrivé jusque là, chapeau !) vous devez penser, au choix,  que je souffre d'une hypoacousie définitive, que je suis la Bernadette Soubirous de la Hi-Fi,  que j'ai succombé aux sirènes de la Rivière des Perles de Shenzen, ou encore que j'ai vraiment décidé d'emmerder les adorateurs de la triode et du TO3 en classe A réunis. Eh bien non, ce n'est rien de tout cela. Comme évoqué plus haut, dès les premiers instants d'écoute j'ai compris que j'étais en présence de quelque chose de révolutionnaire et que c'en était fini de tout le matériel analogique avec lequel j'avais l'habitude d'écouter de la musique.  Ainsi, adieu vieilles gloires, j'ai décidé de tout remiser dans les réserves du musée et de ne garder que les sources conservées uniquement en souvenir d'un temps à jamais révolu, à savoir quelques magnétophones, une platine vinyle et un tuner FM. A cette fin j'ai construit un minuscule mais fort pratique sélecteur de sources (j'en reparlerai) raccordé à un ADC afin de pouvoir profiter encore un peu de ces bons vieux serviteurs. Bien entendu ceci n'est qu'un ultime hommage au monde perdu de l'analogique, la source principale du FX-Audio D802 étant un lecteur de DVD relié directement à son entrée optique (vive le confort moderne : le choix de l'entrée s'effectue depuis la télécommande fournie). 
Le nouveau système tient dans le volume de quelques CD Pour conclure, je ne vais pas ressortir le dictionnaire de superlatifs mais en ce qui me concerne une page est définitivement tournée : celle de l'analogique et de ses limitations, que je considère désormais rédhibitoires tant elles sautent aux oreilles dès que l'on essaie d'y revenir. Je ne peux que vous inviter à essayer vous même un FDA, c'est la seule façon de se rendre compte du monde qui existe entre tout ce que vous avez connu jusqu'ici et ce que je perçois comme étant l'avenir de l'audio. Merci à Franck M. pour m'avoir fait découvrir les incroyables qualités de l'amplification FDA, il ne fait aucun doute que c'est LA technologie incontournable dans un système multi-amplifié.

samedi 27 octobre 2018

La dynamique inutile ...

... suite de l'article sur la dynamique.

J'ai démontré dans l'article précédant que la dynamique théorique de 140 décibels du 24 bits était 100% inutile pour des raison physiologiques. On va voir maintenant que celle du CD est déjà elle-même trop grande.

Je ne compte plus les fois ou on m'a fait la réflexion suivante : "la très grande dynamique du HIRES permet d'entendre un grand nombre de micro-détails : le son est plus "aéré". Ce qui est encore plus hilarant : c'est que certains de ces contradicteurs se prétendaient "Ingénieurs du Son"..

Pourquoi hilarant ? ben juste car c'est exactement le contraire de la réalité !

En effet, souvenons nous, la dynamique est un rapport (logarithmique) entre le niveau du plus haut signal musical reproductible et le niveau de bruit (bruit numérique dans le cas du CD, et autres formats numériques). La dynamique des CDs modernes est de l'ordre de 100dB.
Notons au passage, qu'en l'absence de bruit numérique : la dynamique d'un CD est infinie !! 
La dynamique du tourne-disque est de 60dB quand le disque est neuf, ensuite elle chute rapidement en dessous de 40dB quand les crachouillements augmentent avec l'usure. En clair la notion de "dynamique = 100dB" signifie qu'un son dont l'amplitude relative au signal le plus fort d'un enregistrement est de -100dB : n'est même pas mesurable : il est noyé dans le bruit. Dans la pratique il faut monter à -50dB pour commencer à percevoir un son à l'oreille de façon infime. La dynamique du CD est donc trop grande pour notre oreille, et celle du vinyle : trop faible.

Mais revenons à nos moutons : comment fabrique t'on un mastering "radio" ?

Je rappelle que les enregistrements qui passent à la radio ne sont pas des CD "normaux" : il s'agit soit d'un master spécialisé radio, ou d'un enregistrement standard traité "à la volée" au moment de la diffusion. L'objectif est d'obtenir une diffusion dans laquelle on fait remonter le volume des sons faibles : pour écouter en environnement bruyant (voiture par exemple). On entends donc beaucoup mieux tous les micro-détails de l'enregistrement, et pour cause : on les a amplifiés.

La réponse à "Comment fabrique t'on un mastering radio ?" est : "ON COMPRESSE MON BON MONSIEUR !!" ... et que fait le compresseur ? Il diminue la dynamique à environ 30dB (dans le cas de la radio).

Plus on compresse, plus la dynamique est faible : et plus on entends les détails !


Donc l'argument de la dynamique en faveur du HIRES est non seulement idiot pour les raisons physiologiques dont j'ai parlé dans le précédant article, mais doublement idiot compte tenu du fait qu'utiliser cette dynamique à 100% rendrait les détails des enregistrements inaudibles : on n'utilise jamais plus de 60dB sur les 140dB théoriques du 24 bit !

Ci-dessous un enregistrement HIRES 24bits / 96KHz de piano, haut de gamme, et récent : très peu compressé (voir pas du tout) : il plafonne à 60dB.









samedi 20 octobre 2018

De l'inutilité de 24bits pour la reproduction audio


Un point qui est trop souvent oublié par les audiophiles est la définition de la "dynamique" : la dynamique est un rapport logarithmique entre le niveau du plus haut signal musical reproduit et le niveau de bruit : c'est à dire que pour apprécier la dynamique du CD (environ 100dB avec les DAC actuels) dans un local d'écoute "normal" dont le niveau de bruit acoustique ambiant est de l'ordre de 20dB : il faut pousser le volume audio au delà du seuil de la douleur : 120dB à 1m ! (ce qui demande un ampli de 2 X 1000W RMS avec des enceintes de 90dB de sensibilité). 

Bon.. ça c'était le CD...


Maintenant pour comprendre que la dynamique 24 bits ne sert strictement à rien en écouten faisons la même démonstration : pour apprécier les 140dB de dynamique du Hires dans un local d'écoute ayant un bruit acoustique ambiant de 20dB : il faut monter le volume audio à 160dB à 1m, ce qui peut soit détruire les tympans, voir provoquer diverses hémorragies internes selon la résistance de l'idiophile qui tenterait l'expérience (faire voler les fenêtres et détruire une partie des murs...aussi) .... avec l'amplification nécessaire à ladite expérimentation : soit un ampli hypothétique de 2 X 1 million de Watts RMS ... et les enceintes de 90dN de sensibilité qui vont avec...





PS : pour le traitement DSP en studio : 24 bits est un must have, par contre :)

mercredi 29 août 2018

Harmonique est tu là ?

Suite à une discussion sur un forum, il me semble important de démystifier le concept d'harmoniques...
J'explique là-bas, sur ce forum, que les fréquences au dessus de 20KHz ne servent à rien, et le gars me challenge en répondant "et la construction des harmoniques ?"... ben oui ... les idiophiles pensent que les ultra-sons au delà de 20KHz vont créer des harmoniques qu'on peut percevoir dans le spectre audible...
Déjà : précisons qu'un signal ne contient pas naturellement de "sous-harmoniques" en l'absence de traitement diviseur d'octave : les harmoniques ont une fréquence supérieure au signal.
De plus rappelons qu'il est difficile pour une majorité d'oreilles d'entendre quoi que ce soit au dessus de 16KHz.

Enfin : le concept d'harmonique est purement mathématique : tout le monde parle d'harmoniques, mais il s'agit d'une modélisation mathématique consistant à décomposer un signal en une série de sinusoïdes (transformée de Fourrier). C'est pratique pour analyser un signal audio, mais ce n'est pas quelque chose de "réel" : la seule façon d'entendre vraiment quelque chose qui "ressemble" à une harmonique est d'écouter un signal purement sinusoïdal : qui ne contient qu'une seule harmonique : lui même (tests auditifs par exemple). Par exemple, on démontre que la déformation du signal introduite par la distorsion de croisement des amplis classe A/B peut se modéliser comme un ajout d'harmoniques de rand impair : mais l'ampli n'ajoute pas réellement des sinusoïdes dont la fréquence est un multiple impair du signal d'origine : il "déforme" le signal : et on mesure mathématiquement cette déformation en spécifiant l'amplitude de ces sinusoïdes théoriques : les harmoniques.

Pour se convaincre définitivement que les harmoniques sont une notion purement mathématique : il suffit de considérer un signal ""carré"" (pas très agréable à l’écoute) de 1 Hertz échantillonné à 100% sur "1" bit (c'est possible, vu qu'il est carré) : ce signal contient des harmoniques de plusieurs dizaines de kilo-Hertz!!! et pourtant : il est échantillonné sur 1 bit, et sa fréquence est de 1 Hertz !!!

Dans mes cours d'harmonie je parle souvent d'harmoniques : c'est très pratique pour faire comprendre la notion de dissonance, mais notre oreille entend les ondes elles mêmes, pas des "harmoniques" en tant que telles, car bien évidemment elles n'existent pas autre part que dans l'esprit des électroniciens ...

dimanche 20 mai 2018

3 pièges à gogos dans lesquels il ne faut pas tomber


Voici 3 pièges à gogos dans lesquels il ne faut pas tomber, si du bon coté de la force vous souhaitez rester :

1) Des appareils qui gèrent la "mise en phase secteur" il faut se méfier !
Les idiophiles sont tellement bien convaincus que la phase a de l'importance, qu'ils sont prêts à payer plus cher si l’équipement dispose d'une fonction associée ;) Pour un fabricant d'ampli : c'est une aubaine : l'électronique associée à la gestion de la phase ne coûte presque rien et c'est valorisé en centaines d'euros de plus-value !

2) Des fabricants qui parlent de "rodage" sur leur site web il faut se méfier !
La notion de rodage existait pour les amplificateurs à tubes, et pour les très vieux HP dont les matériaux de suspension avaient une élasticité imparfaite. Aujourd'hui c'est parfois juste un bon moyen pour le fabricant de sortir des produits merdiques en disant : c'est pas grave si ça sonne comme un chiotte au début : vous verrez après le rodage : ça devient "super"

3) Des amplis qui n'ont pas d'EQ il faut se méfier !
Ils ont été conçus spécialement pour les idiophiles, à qui on a fait gober un truc incroyable : qu'un EQ perturbe la fidélité de reproduction. En fait c'est purement du marketing : priver l'ampli de section EQ est un bon moyen pour que l'acheteur soit obligé de changer d'ampli dés que son local ou ses enceintes ont la moindre faiblesse dans tel ou tel registre. De plus ça coûte moins cher en fabrication, et, comble de l'ignominie marketing : cette économie sur les coûts de fabrication se valorise en centaines d'euros dans le prix de vente car l'ampli à 1 bouton : "ça fait audiophile" !

De l'alimentation secteur dans le domaine audio

Le sujet de l'alimentation secteur dans le domaine audio, m'a toujours fait rigoler... si on excepte la problématique de boucle de masse par la terre, qui bien évidemment doit être traitée pour éviter les ronflettes ....

En effet les amplis fonctionnent avec une tension continue "pure" produite par leur alimentation : il ne subsiste absolument "rien" du courant alternatif secteur ayant servi de matière première à la fabrication du courant continu. Donc la phase secteur ne peut pas entrer en ligne de compte c'est juste "hors sujet" (j'ai pris l'exemple de l'ampli, mais on pourrait avoir le même raisonnement pour une platine CD).

De fait : la phase secteur, et plus généralement tous les parasites éventuellement présents dans le courant alternatif à l'entrée de l'alimentation d'un équipement audio : n'ont aucune chance d'avoir la moindre influence sur la sonorité.
 
L'une des propriété de l'alimentation est d'éradiquer 100% des signaux alternatifs, et en particulier les hautes fréquences : il ne reste absolument aucune trace d'une quelconque perturbation secteur dans le courant continu utilisé par l'ampli. Pour caricaturer : il faudrait une explosion thermonucléaire à moins de 50km et perturbant suffisamment le secteur pour que cela entraîne un variation de la tension continue produite par l'alim...

La problématique de phase secteur, de qualité des cordons d'alimentation, de nettoyage du courant secteur : sont des légendes idiophiles bien ancrées , et alimentées par l'industrie des câbles et autres boîtiers magiques pour le marché idiophile !! :)

Il n'y a rien de plus subjectif que l'oreille humaine : et elle nous joue des tours : comme trouver une amélioration suite à l'achat d'un nouvel appareil totalement inutile, mais qui nous a coûté cher, ou pour récompenser une bidouille de câble secteur qui a demandé du travail



samedi 28 avril 2018

Le Manta de chez Esprit

Le bidule !


MANTA V6 est un système d'optimisation qui utilise le phénomène de polarisation électrique pour améliorer les performances de restitution des systèmes audio.
Il intègre un nouveau composant électronique le "RendistoR". Dix années de recherche et développement ont été nécessaires à la réalisation du RendistoR. La miniaturisation à nécessité un gros travail pour rendre le système utilisable dans n'importe quel environnement. Le modèle d'origine était quatre fois plus gros...
Afin de le rendre universel, MANTA V6 a été développé dans différentes installations électriques et une trentaine de marques électroniques (sources, amplificateurs, enceintes...) ont été utilisées. Sa mise en œuvre est extrêmement simple : il suffit de placer MANTA V6 au pied de son système ou au milieu des appareils et de le relier au secteur. La polarisation se fait par voie aérienne.
À l'écoute le système HiFi est plus doux, plus dynamique, plus détaillé, l'image sonore est plus stable et plus naturelle. Les harmoniques sont plus riches, l'écoute plus silencieuse (rapport signal/bruit amélioré), l'intelligibilité de l'ensemble augmente.

Au banc d'essai :





Je n'arrive même pas à imaginer à quel niveau d'ébriété il faut arriver pour tenir au mieux 1 minute sans que ce truc déclenche l'hilarité !!