dimanche 14 janvier 2018

Test Alientek D8 : I'm shocked !

 


J'étais un adepte de l'ampli analogique, fidèle au grand principe audiophile : 

source fidèle + amplification/enceintes chaudes = fidélité + musicalité

(abstract : par exemple : selon ce principe : plus on progresse dans la chaîne de restitution, et plus on peut se permettre de privilégier la chaleur au détriment du rapport signal/bruit. Une source 60dB avec un ampli 100dB n'a aucun sens - les 100dB de l'ampli servent à restituer le bruit des 60dB de la source ! Par contre une source numérique 100dB avec un bon ampli high-end vintage plafonnant à 80dB SNR est une combinaison qui peut se révéler intéressante, mariant chaleur et précision.)

Ceci dit, peu à peu, au fil des écoutes réalisées à droite à gauche d'amplis classe D... en particulier les excellents IcePower de Bang et Olufsen... je me suis dit qu'il se pourrait bien que je passe à coté de quelque chose d’intéressant... d'autant que dans le monde de l'amplification guitare : les ampli Classe D ont commencé à supplanter les classe A/B quand il s'agit de s'approcher de la chaleur d'un ampli à tubes... 

D'un coté je lisais partout que les FDA sont d'une précision chirurgicale, mon pote Maxime, Admin d'un forum de Hifi  me disait : "essaye ! tu verra ça marche vraiment bien !" (il utilise exclusivement un FDA Marantz) et d'un autre coté je gardais toujours de mes écoutes un souvenir de musicalité et de douceur. Je constatais aussi la réputée précision, bien entendu, mais bien plus une certaine finesse et justesse des registres (ampli Elipson Music Center, par exemple ou SMSL A6). Donc j'ai commencé à me chercher un FDA de bonne gamme, pour tester sur mes enceintes.

Mes critères : puissance de l'ordre de 50W RMS sous 8Ohms avec un taux de distorsion négligeable et un rapport signal/bruit élevé, équivalents à ceux d'un amplificateur classe A/B high-end (Ma référence : un intégré haut de gamme ROTEL). Pour trier les divers modèles disponibles sur le marché : SMSL, FX-AUDIO, NAD, etc... j'ai utilisé l'astuce suivante : recherche Google avec comme critères "amp FDA Burr Brown" : car en effet les circuits intégrés Burr Brown sont le nec plus ultra dans le domaine des DAC audiophiles et autres circuits de traitement numérique / analogique. Mes recherches m'ont amené à m’intéresser au Alientek D8 et à constater qu'il est plébiscité par les bancs d'essai (qobuz.com). 

Je paraphrase la description de audiophonics.fr : l'Alientek D8 est un FDA (Full Digital Amp) de 2x80W RMS sous 4 Ohms, basé sur un circuit ST Microelectronics STA326 DDX, qui, on va le voir, dispose de bonnes caractéristiques audio. 

Le taux de distorsion harmonique oscille entre 0.02% et 0.05%, il est maintenu à ce niveau négligeable sur quasiment toute la plage de puissance. Le rapport signal/bruit est donné pour 100dB, la séparation stereo de l'ordre de 80dB : largement au niveau "high end audiophile prout-prout snob-audio".


C'est aussi un ampli analogique Classe D si on utilise l'entrée analogique RCA, et un ampli casque High End si on utilise la sortie casque mettant en œuvre un DAC Burr Brown PCM5122. Un ampli relativement complet pilotable via télécommande.
Coté entrées full digital (FDA) il dispose de trois entrées (USB, S/PDIF coaxiale et optique Toslink), l'entrée S/PDIF s'appuyant sur un WM8805 avec un jitter de 50ps, une interface USB XMOS sur carte séparée.



La qualité des composants est de haut niveau, sortie d'amplification soignée disposant de condensateurs à film, de selfs blindées Miden 8A, filtre analogique 12dB. Les condensateurs d'entrées analogiques sont des ELNA de qualité audiophile. L'amplification casque est assurée par un MAX9722 en jack 6.35mm capable de "driver" des casques à forte impédance.

L'écran OLED est lisible et lumineux, il affiche en temps réel la source utilisée ainsi que le taux d'échantillonnage du fichier audio en cours de lecture. Le D8 est également équipé d'un égaliseur numérique possédant de nombreuses fonctions (réglage des basses, aigus, mute etc...) réglables directement depuis la télécommande.
Reçu le D8, je suis d'abord surpris par sa taille : connaître les dimensions c'est une chose, mais constater sa petite taille de visu ça fait un choc... ça fait même douter... branchement USB dans un premier temps, je plug les fiches bananes des enceintes : ça marche bien, direct. Je sélectionne le mode EQ "flat", et je pousse un peu le volume sur un morceau de Submotion Orchestra : la claque !




Passé la première écoute positive sur entrée USB, je passe sur une configuration plus pérenne en fibre optique sur l'entrée TosLink. Mes sources sont FLAC exclusivement (je post les liens Youtube juste pour agrémenter la lecture de cet article).

Je vais probablement le garder comme ampli principal. Je n'arrive pas à lui trouver de point faible : tout passe, les basses sont aussi bonnes que sur mon Rotel, c'est pas meilleur à ce niveau, mais pas moins bon non plus c'est juste "équivalent", ce qui confirme l'avis des bancs d'essai disant que les basses sont fermes et charpentées (le ROTEL met la barre très haut sur ce point!). 

Les voix sont superbes.


En termes de détails et de respect des timbres : je n'ai jamais entendu aussi bien, hormis en auditorium sur des systèmes à + de 10000€. Niveau mediums c'est un poil plus chaud et détaillé que le ROTEL, il a un petit coté Marantz dans ce registre. 
 

Aucune pointe d'agressivité! Pas fatigant à l'écoute. Mes Elipson PLanet L y sont sûrement pour quelque chose : elles sont assez douces et généreuses en basses avec des aigus fins rappelant un peu B&W.

Sur des enregistrements exigeants de violoncelle il excelle.



Comparé à un petit NAIM qu'on m'a passé, et que je trouvais un poil en dessous du ROTEL à mon goût : l'Alientek est plus détaillé / précis, avec de meilleures basses. 

 

Le programme EQ "FLAT" est mon préféré. D'autres programmes sont interessants, mais de façon ponctuelle : le programme "ROCK" permet de renforcer les basses et les aigus, c'est plus creusé et convient vraiment bien aux albums 70's Led Zep, Genesis, etc... qui manquent un eu de relief. Ci-dessous la courbe de réponse du mode "FLAT" du ST Microelectronics STA326 DDX :



Pas moyen de le faire saturer même à fond. Certes à volume très élevé (trop pour mes oreilles) : un poil de distorsion se fait sentir sur les mediums, mais il s'agit d'une distorsion tout à fait acceptable car pas du tout agressive, un peu comme un NAD en soft-cliping : plutôt une légère perte de précision, et de toute façon le niveau sonore dont il est question n'est pas supportable à moins de souhaiter se flinguer les tympans.



Pour moi ce petit ampli rivalise sans problème avec des amplis coutant 20x plus cher, et il est probablement meilleur que certains d'entre eux en termes de précision.

Le "cricket infernal" de la Hifi, en quelque sorte :


Conclusion : précision chirurgicale, très droit, et chaud (bonnes basses) : tout ce que je peux espérer d'un ampli quel que soit son prix ! Et pour moins de 200€, du moins aussi longtemps qu'Alientek sera une marque un peu confidentielle... quand ils auront la notoriété, je ne suis pas certain qu'ils restent à ce niveau de prix !


Le paradigme à changé ! L'excellence d'il y à 20 ans est la normes d'aujourd'hui : un système assez exceptionnel dans les années 80 pour devenir une référence, peut parfaitement être surpassé par un système de gamme standard en 2018, compte tenu des progrès techniques réalisés.

jeudi 2 novembre 2017

De la nécessité d'une section EQ sur un amplificateur audiophile, et qu'il est dommage de s'en passer...

Il était une fois, dans une galaxie lointaine, très lointaine, il y a très longtemps, les amateurs de Hifi étaient libres : leur ampli de prédilection disposait d'un "equaliser" leur donnant la liberté d'ajuster la puissance envoyée aux enceintes en fonction du rendement de celles-ci sur telle ou telle fréquence, de rajouter un peu d'aigus dans un local trop mat, d'accorder leur ampli avec des biblios un peu limitées dans le grave... du coup quand le hifiiste changeait d'enceintes : il pouvait régler son ampli de façon à l'adapter aux nouvelles caractéristiques tonales des nouvelles enceintes : super pour les clients, qui pouvaient conserver leur ampli préféré, mais pas pour les vendeurs... Puis sont arrivés les amplis dit "audiophiles" dotés d'un seul et unique bouton de volume, et dans le même temps, un concept nouveau, que dis-je : une doctrine : "l'ampli doit se marier avec les enceintes ! les EQ ça dénature l'enregistrement !" (hein??) : c'est tellement plus classe un ampli à un seul bouton, ça fait "audiophile" ! Du coup : quand les "audiophiles" ont le malheur de posséder un ampli un peu sec et des enceintes "pointues", on leur conseille d'acheter un nouvel ampli plus "doux"... les enceintes sont un peu trop douces : acheter un ampli plus sec, etc... Que c'est pratique ...


Contrairement aux systèmes Home Cinéma 5:1, 7:1, X:1, à "X " transducteurs... conçus pour "produire" les effets spéciaux et bruitages du cinéma avec brio, quitte à modifier considérablement la spatialisation ainsi que le spectre de l'enregistrement via moult traitements DSP (Dolby, etc...) : dans le domaine de la Haute Fidélité on va chercher à réduire le nombre de transducteurs au minimum, à savoir 2, ce qui évite les intermodulations et autres déphasages acoustiques intempestifs. On laisse ainsi le soin aux ingénieurs du fabriquant d'enceintes de gérer le couplage électrique et acoustique des HP de l'enceinte : c'est leur boulot (voir tweeters décoffrés, boomers avancés de quelques cm, etc...).
Il faut donc tirer le meilleur parti de 2 enceintes, et c'est là que les réglages BASS/TREBLE de l'ampli deviennent utiles : ils ne doivent pas servir à compenser la qualité d'enregistrement d'une source déficiente (si un enregistrement est mauvais : poubelle) : ils servent à "accorder l'ampli et les enceintes" : c'est un réglage permanent une fois qu'on a trouvé le bon.
Par exemple, une "bonne" paire de biblio bass-reflex aura une courbe qui commence à perdre -3dB à -6dB en pente douce en dessous de 100Hz. Que la sensibilité baisse en dessous de 100Hz signifie juste qu'il faut envoyer un peu plus de puissance en dessous de 100Hz pour exploiter correctement le potentiel musical de l'enceinte. Le bouton BASS de l'ampli (dont la fréquence d'action commence à 100Hz) doit donc être réglé entre +3dB et +6dB en fonction de la courbe de l'enceinte afin de redresser légèrement la courbe dans cette zone : on envoie un peu plus de Watts à cet endroit.
De même : certaines enceintes, quelle que soit la gamme, ont parfois des tweeters un peu montants : elles sont "trop bonnes" dans l'aigu", donc elles ont tendance à être fatigantes à l'écoute : leur sensibilité dans l'aigu est de quelques dB trop élevée autour de 8~10KHz. Régler le bouton TREBLE de l'ampli de façon permanente entre -3dB et -6dB permet d'accorder l'ampli aux enceintes "un poil montantes" sans compromettre le "piqué" des aigus. Évidement ces réglages ne sont pas les seuls, si on pouvait couramment ajuster le Damping Factor des amplis, cela procurerait un autre moyen d'action pour adoucir (DF<100) ou durcir (DF>100) le comportement de l'ampli en fonction du "caractère" des enceintes ...

dimanche 22 octobre 2017

Tout est relatif !

Tout est relatif !
Vous avez remarqué ? les enceintes qui ont une réponse spectrale très droite et qui descendent relativement bas : ont assez souvent une sensibilité faible... C'est le cas de pas mal d'enceintes vendues comme "High End" et qui ont une sensibilité médiocre, ce qui oblige à multiplier les Watts... cool !

Ne pas oublier que pour compenser 3dB il faut faire X2 en Watts !! soit X4 entre une enceinte 84dB et une enceinte 90dB : donc pas d'ampli de moins de 240W RMS / 1000W Peak avec des enceintes de 84dB !! Mais vous avez tous un McIntosh.. c'est vrai, j'oubliais... Ceci dit : si çela n'était pas le cas, youpie !! le vendeur est content car il va pouvoir vous vendre un monstre ... 
En fait : je soupçonne les fabricants d'enceintes d'aplanir le spectre en descendant la sensibilité sur les plages de fréquences naturellement plus sensibles (hauts mediums, aigus), afin de les faire redescendre au niveau des plages de fréquences qui manquent de sensibilité (les extra-graves).
Du coup l'acheteur se dit : Ouahhhh, génial : -3dB à 40Hz !!! Sur une enceinte ayant une moyenne de 84dB... ben c'est pas si génial que ça...

En effet avec une enceinte ayant un bon rendement moyen, de l'ordre de 90dB, et qui affiche -3dB à 60Hz... ben il suffit de monter l'équalizer de +6dB à 50Hz, et on se retrouve avec un rendement dans les graves bien meilleur que l'autre enceinte bas rendement donnée pour 40Hz : et aussi beaucoup plus de détails à bas volume du fait de sa meilleure sensibilité sur tout le spectre.

A zut, j'oubliais : on a réussi à vous vendre un ampli dit "audiophile" qui n'a même pas de de shaper graves/aigus... oups... c'est ballot!!



jeudi 19 octobre 2017

Le câblage peut-il avoir une influence sur la sonorité d'un système Hifi ?

Le câblage peut-il avoir une influence sur la sonorité d'un système Hifi ?

Brainstorming : un câble peut influencer la sonorité de plusieurs façons :
- câble abîmé : perte de signal
- impédance : altération du signal, atténuation, interaction complexe avec le circuit d'un équipement ...
- sensibilité aux perturbations électromagnétiques : transformateurs, mobylettes bidouillées, bruits artefacts... : mauvais blindage, boucle de masse

Passons tout de suite sur le premier cas : si un câble est pourri ou oxydé : poubelle.

Concernant l'impédance, elle dépend de très nombreux facteurs : alliage utilisé, longueur, section du câble, multi-brins versus mono-brins, capacitance de l'isolant... etc...
Aux longueurs de l'ordre de l'ordre de moins de 5 mètres : l'impédance du câble concerne surtout les "signaux" analogiques de puissance. Donc ça ne s'applique pas du tout au câble d'alim, qui ne véhicule aucun signal audio, ça s'applique très peu aux signaux de niveau preamps, et jamais aux signaux numériques (USB, par exemple) : un câble numérique (USB) à 10€ (non détérioré) aura scrupuleusement, totalement, 100% : le même son qu'un câble USB à 1000€ (non détérioré) : pour les longueurs utilisées en Hifi : l'impédance concerne le câble HP uniquement
: de façon infinitésimale ! (pas seulement le fil conducteur : la constante diélectrique de l'isolant et son épaisseur ont théoriquement une influence sur la capacitance du câble HP, donc sur son impédance complexe : c'est subtil, et ça va surtout avoir une influence sur le facteur d'amortissement de l'ampli).

La qualité du blindage concerne les niveaux analogiques faibles : donc surtout niveau phono, ligne, etc... Le cordon secteur n'est pas concerné car il ne véhicule aucun signal qui ne soit pas par la suite totalement éradiqué par l'alim de l'ampli. Les câbles HP ne sont pas concernés par le blindage car ils véhiculent des signaux de puissance (seule une explosion EM, ou thermonucléaire, pourrait perturber un signal de puissance suffisamment pour qu'on l'entende). Les signaux numériques ne sont perturbés par aucun champs magnétique tant que les bits à "1" peuvent être reconnus comme des "1" : donc idem : faut l'explosion d'une bombe H à moins de 50km pour que ça perturbe le signal numérique.

Conséquences :
- Câble HP de haute qualité requis, genre 2.5mm2 OFC (~ 5€/m) pour réduire l'impédance, pas la peine de les blinder c'est totalement inutile
- Câbles preamp de haute qualité, bien blindés (~20€)
- Câbles USB, Ethernet de bonne qualité, le blindage on s'en fout (20€)
- DAC externe au PC : tout les signaux numériques avant le DAC sont insensibles au rayonnement de l'alim PC, mais pas le signal analogique de niveau ligne qui sort du DAC !! : Un DAC externe asynchrone Haute Fidelité de 108dB coute entre 50€ et 150€ (au delà c'est du luxe)
- Si plusieurs câbles blindés relient deux appareils : déconnecter toutes les masses à l'une des extrémités de chaque câble sauf UN : plus de boucle de masse faisant antenne

En illustration : un datacenter bien bordelique : tous vos signaux numérique HQ Qobuz passent par là!

mardi 10 octobre 2017

Câbles homéopathiques

Les essais cliniques démontrent que l’homéopathie a, statistiquement, exactement la même efficacité qu'un placebo, ce qui est parfaitement normal puisque toutes les études pharmacologiques sérieuses aboutissent à la conclusion que les médicaments homéopathiques ne contiennent "rien". 
A l'origine inventée par un charlatant complètement farfelu sur la base d'une pseudo-science de son invention en relation avec la "mémoire de l'eau", l'homéopathie possède 3 grandes qualités marketing :
1) elle ne coûte presque rien en fabrication
2) et elle est aussi efficace qu'un placebo, ce qui est déja pas mal
3) on peut la vendre à des prix équivalents aux vrais médicaments

Certains prétendent que différentes gammes de câbles audio ont une grande influence sur le rendu musical d'un système HIFI, d'ou les prix de certains câbles pouvant atteindre 5X le prix d'un système HIFI haut de gamme complet. Pourtant, tout électronicien ayant des connaissances basiques en audio affirmera qu'au delà d'une infinitésimale amélioration avec des "câbles HP" haut de gamme : le câblage à une influence négligeable (voir totalement nulle pour les câbles numériques, et secteur). 


Tests ABX (Hardware N°16 Mai 2013)
 





Ça fait quand même pas mal penser à l'homéopathie, essayons d'imaginer différents cas pour expliquer ce phénomène : 

1) Il y a ceux qui vendent des câbles : qu'ils entendent une différence, ou pas, n'est pas important, le résultat est le même, leur but est de vendre des câbles avec des marges à 4 chiffres (ils ne cherchent probablement même pas à entendre quelque chose) : leurs câbles élargissent la scène sonore !

2)Parmi ceux qui n'entendent aucune différence : il y a ceux qui prétendent fièrement avoir constaté une différence entre le câble secteur standard et son équivalent idiophile, pour faire partie de l'élite aux oreilles d'or...

3) Parmi ceux qui n'entendent aucune différence : il y a aussi ceux qui affirment avoir constaté une différence car ils viennent juste d'acheter un câble USB à 1000€, ça ferait du mal à leur égo d’admettre s'être fait rouler dans la farine : donc autant mentir que de passer pour un abruti

4) Enfin, il y a ceux qui pensent sincèrement entendre une différence sonore, par effet placebo, et ils en parlent, pour frimer dans les forums audiophiles

En gros : presque tout le monde dit qu'il entends des différences de sonorité entre différents câbles ... y compris dans le cadre d'un test ABX sur échantillon placebo... LOL :).

dimanche 8 octobre 2017

Que vaut Bluetooth pour la Hifi?

Bluetooth compresse l'audio, c'est un fait, il n'est pas possible de transmettre du lossless sur une liaison Bluetooth 4.2, la bande passante ne le permet pas. Les algorithmes utilisés sont SBC, AptX, AAC, LDAC(Sony)... des algorithmes de compression avec perte.

Quand on utilise des algorithmes de compression avec perte, configurés à leur qualité optimale (SBC 370kbps, MP3 320kbps, AAC 256kbps) : on obtient un peu moins d'ultrasons (fréquences > 18 KHz), le reste des fréquences, les basses par exemple, subissent une altération négligeable : en pratique cette perte d'ultrasons adoucis légèrement la sonorité sans dégrader, psycho-acoustiquement parlant, la qualité des aigus perceptibles par l'oreille humaine : donc ça pourrait .... sonner plus doux? plus musical ? Moins fatigant ? Un peu comme le vinyle ?
Certains rétorqueront que c'est une modification de l'enregistrement d'origine : oui, mais rappelons que n'importe quel ampli interprète la source avec sa propre couleur, sa propre dynamique, son propre facteur d'amortissement. Rappelons que toutes les enceintes, même les monitors les plus "droits" : modifient considérablement le spectre sonore de la source (du moins elles le modifient beaucoup plus que la compression avec perte), les sources phonos ajoutent quand à elle, une tonne de parasites et autres artefacts, et font descendre la dynamique autour de 60dB... il est bien possible que la compression avec perte soit moins perturbatrice de l'enregistrement d'origine, que n'importe quel autre élément de la chaîne de reproduction.....
Voici un article assez sympa issu de sereneaudio.com, qui remet les choses à leur place, on y verra que le taux de distorsion de la compression avec perte est négligeable (hormis pour AptX, ce qui est assez marrant d'ailleurs) : how-good-is-bluetooth-audio-at-its-best



Cabasse Bora versus Prao

J'avais eu l'occasion d'écouter successivement des Cabasse Bora et des Cabasse Prao, deux modèles de gabarits identiques, mais de conceptions différentes (3 voies pour l'une, 2 voix pour l'autre, technologies membranes différentes, filtres différents...) et commercialement séparées par presque 20 ans ... Etonné par une forte similitude de sonorité, de rendement, de dynamique, j'ai donc entrepris de chercher si d'autres avaient constaté le même phénomène et découvert un benchmark réalisé en 2014 sur Forum cabasse par Zely30 ...







samedi 7 octobre 2017

Steampunk audio !

Abstract : on peut parfaitement préférer un son LOWFI ! Je respecte 100% tout type d'écoute musicale : FM, ondes courtes, cassette, tourne-disque, amplis à tubes, vieux HP, etc... toute préférence pour des technologies anciennes est respectable du moment que personne ne prétend que c'est "HIFI". Le principal c'est de se faire plaisir!  

On peut, je pense, étendre le concept "audiophile" au "LOW FI", mais garder à l'esprit que c'est un phénomène très récent, et qui a été influencé en grande partie par le marketing de l'industrie musicale, pour sauver sa peau !

Ainsi, après avoir passé 30 ans à convaincre le grand public qu'il fallait poubeliser sa discothèque analogique pour la remplacer par des supports numériques, les visionnaires de l'industrie audio se sont aperçu qu'ils avaient incidemment placé leurs bijoux de famille entre les mâchoires de l'étau du téléchargement sauvage de contenus musicaux 100% conformes à l'original.
N'étant pas à une contradiction près : ils ont donc entrepris de convaincre le grand public des multiples qualités des antiques phonogrammes, justifiant de brûler leur collection de disques numériques, et d'effacer leurs précieux fichiers "FLAC" pour retourner à la "FNAC" acquérir ces merveilleuses galettes, à usage "presque unique" tant leur usure les dégrade rapidement.
On se retrouve donc avec une nouvelle génération d'amateurs de musique bobos qui s'ajoutent aux éternels nostalgiques, aux amateurs de "steampunk art" et aux sourds : pour usiner joyeusement le sillon d'une source phono dont le rapport signal/bruit n’excède pas 60dB, au travers d'amplificateurs modernes ultra précis conçus pour le numérique : amplificateurs d'une dynamique de 95 à 100dB.
Allant à l’encontre du principe le plus élémentaire de la reproduction audio, qui stipule qu'un maillon de la chaîne de reproduction doit toujours avoir une dynamique égale ou supérieure à celui qui le suit : les 40dB supplémentaires de l'ampli permettent de bien restituer les multiples artefacts et autres crachotements, que plus de 5 lectures successives du sillon ne manquent pas d'ajouter à l'oeuvre enregistrée.
Mais c'est marrant, et tellement "steampunk" !


Le lecteur cd est arrivé à maturité. On dépasse maintenant les 100dB de dynamique en rapport signal/bruit numérique, les convertisseurs sont excellents, la bande passante est tirée au cordeau, les distorsions en sortie des étages analogiques sont négligeables. Comparez avec les 60 dB de dynamique théoriques disponibles sur un 33trs, une dynamique qui plonge au fur et à mesure des passages sous le diamant (d’abord les aigus puis après le reste), une régularité de la bande passante plutôt passable, une diaphonie intolérable aujourd’hui, la distorsion d’intermodulation élevée en sortie de cellule (~1% et plus sur un disque en excellent état). D'autres tests comparatifs cd/vinyle, montrent qu’en dehors de la production, les défauts de linéarité du vinyle se remarquent d’autant plus avec l’usure et la position de la cellule sur le disque. Rien ne justifie actuellement l’achat d’une platine tourne-disque sauf pour ceux qui possèdent une grande collection de galettes noires.