dimanche 8 octobre 2023

Test Harman Kardon Onyx 8

 

Il y a quelques années, j'étais fan de l'enceinte stéréo Harman Kardon Onyx (version 4 à l'époque). J'ai donné mon Onyx à mon fils il y à 3 ans et il l'utilise toujours pour sonoriser son appartement.
 
Mais j'avais vraiment envie de tester les nouvelles versions, et en particulier la dernière : l'Onyx V8. Le besoin de remplacer le matériel de mon salon m'en donne l'occasion.
 


 
 
L'Onyx, c'est :
  • Assez petit, peu ecombrant
  • Très lourd
  • Super bien fabriqué, Arceau saturnien en aluminium massif, revetement antistatique gris antracite : high-end
  • Connectivité : BT 5.2 et analogique pour y connecter un récepteur Wifi/Airplay par exemple
  • Calibration room-modeling (automatique, non désactivable)
  • Un design iconique : depuis 2007 cette série fait partie des designs "cultes" comme d'autres designs de l'histoire de l'audio. D'ailleurs ce modèle (V8) revient au design original de 2007 avec l'arceau façon Saturne.
En pratique ça sonne vraiment bien, sans avoir la puissance et l'ampleur d'une B&W Zeppelin ou d'une Technics Ottava, mais on n'est pas loin derrière. 
 
C'est très puissant pour la taille : largement assez pour sonoriser un living de 60m2 sans dépasser 50% du volume possible, et donc sans la moindre distorsion. Distorsion qui est à peine perceptible à fond.
 
Les mediums sont particulièrement agréables, les aigus asez soyeux et peu fatigants, les basses ont une extension parfaitement bien gérée à environ 50Hz. L'enceinte sonne bien quel que soit le style de musique, et particulièrement bien sur le Jazz et l'orchestre. 
 
Mention spéciale pour la scène stéréo : l'une des plus large que j'ai rencontré (c'est un poil moins large que la Zeppelin, mais plus large que la grande majorité des enceintes stéréo radiales du marché). Ca spatialise plutôt en "largeur" qu'en "profondeur", je pense qu'on ne peur pas faire mieux avec 1 large bande et 2 tweeters.


  


C'est une enceinte résidentielle, certes, mais elle est aussi "transportable", elle a une batterie : donc on peut la bouger sur la terrasse pendant quelques heures si besoin d'animer une soiréée d'été.
 
 
J'adorais cette enceinte il y a 6 ans : je persiste et signe.




 
 
 
 
 
 
 
 
 

jeudi 21 septembre 2023

Idiophiles contre Idiosceptiques

 

Débiles et intégristes : des deux cotés : idiophiles contre idiosceptiques.
 

 
Les idiophiles sont insuportables ! Tous ces concepts stupides de "câbles numériques conçus pour l'audio", de "cordons d'alimentation conçus pour l'audio", de pointes de "découplage", de phonographes "Hifi", de fusibles Hifi, etc... Les idiophiles : c'est un peu nos témoins de jehovah !! 
 
 
Quand tu essaye de leur expliquer un peu la Hifi : Ils te demandent toujours de prouver que leurs concepts n'existent pas... Hors, c'est bien confortable, et c'est bien l'une des ficelles de la religion : il est très compliqué de prouver qu'une chose n'existe pas, surtout quand elle n'existe pas. 
 
 
Mais heureusement : c'est à eux de démontrer qu'elle existe, car sinon il y a inversion de la charge de preuve ! Hors jusqu'à présent jamais, même pas une seule fois, depuis des décennies, via des milliers de tentatives : pas une seule fois il n'a été prouvé (par exemple) qu'un câble numérique avait la moindre influence sur l'audio (à des longueurs respectant la norme numérique, bien entendu). Déjà : essayer de mesurer ça : la plupart des électroniciens ne vont même pas vouloir essayer tellement c'est inepte... mais certains ont quand même perdu leur temps à essayer.
 
 
Nota bene : on ne parlera pas bien entendu des "cordons d'alimentation secteur pour l'audio", car ce concept est tellement "avilissant" pour l'intelligence, que personne d'un tout petit peu sérieux n'a jamais essayé de mesurer ou d'écouter quoi que ce soit à ce niveau. la seule chose qu'on puisse faire est de rigoler à la seule évocation du concept : c'est juste une blague.
 
 
Mais on est cernés !!! il y a d'autres intégristes, les idiophiles sont insupportables mais ils ne sont pas les seuls. Il y a les "idiosceptiques" !
 
 
Ceux là sont en général plus éduqués que les idiophiles. Et ils sont tellement outragés par la stupidité des croyances idiophiles, qu'ils sont tombés dans l’excès inverse (un peu comme les communistes en sont arrivés à vouloir exterminer les religieux). 
 
 
Le problème c'est que pour quelques influenceurs idiosceptiques qui ont vraiment de bonnes notions d'audio : la majorité des idiosceptiques ne sont pas beaucoup plus savants que la moyenne des idiophiles... et vous savez bien que : 
 
Quand deux tribus d'ignares sont en colère l'une contre l'autre ... ben... ya guerre civile ! ya massacre !


Les idiosceptiques remettent tout en cause : pour eux n'importe quel ampli analogique (basé sur l'une parmi des centaines de variations de la classe A/B, ou de la classe D - et oui : c'est analogique aussi la D) est équivalent à n'importe quel autre. C'est des platistes ! si la réponse en fréquence est plate sur charge résistive : c'est le Graal ! et rien ne peut être amélioré !


Pour les idiosceptiques, dans leur esprit simpliste : la contre-réaction n'existe pas, la capacité impulsionnelle n'a aucune importance, le facteur d'amortissement n'existe pas, la capacité dynamique n'existe pas, la gigue numérique n'existe pas, les câbles ont une impédance nulle, la distorsion d'intermodulation n'existe pas, la phase complexe n'existe pas, donc : tout ampli suffisamment neutre en labo s’appaire avec n'importe quelle enceinte, etc...
 
Pour être plus clair : les audiophiles sont plus rares qu'on ne le pense. Très, très , rares !!!!
 
We live in "Idiocracy" !
 

 

samedi 16 septembre 2023

RE-mastering

On s’intéresse ici à un album iconique ! considéré comme une merveille de mixage et de mastering historique. 

J'ai acheté cette version 24 bits haut de gamme (oui, en 24 bits car, j'ai eu un présentement... j'allais peut-être devoir corriger les fichiers, donc c'est mieux de bosser en 24bits pour le traitement DSP. Si je n'avais pas besoin de corriger : une simple conversion en 16 bits / OPUS aurait été suffisante pour pouvoir écouter).


Alors qu'est-ce que ça donne, cet album considéré déjà à l'origine comme une merveille de mixage et de masterisation, et qui a encore été amélioré à l'occasion de cette édition spéciale "10th Anniversary Hires 24 bits" ?

 Ben voilà ci-dessous... l'onde de la version 24bits : c'est bien pourri : grosse compression dégueulasse et bourrage au Hard Limiter.

 

Certes ! la captation et le mixage sont vraiment cool sur cet album. Mais le mastering ................. réalisé par la crème de la crème des "ingénieurs" (LOL) du son : .... ben : Au secours !

Donc il va falloir, comme j'en avais l'intuition, réparer ça...

Alors : après ajout d'un peu de headroom (2dB),réparation des crêtes d'onde, et passage au soft limiter : on a enfin un résultat digne d'être "écouté" (et pas simplement "subit" en boite de nuit, ou "entendu" en voiture).




 



samedi 10 juin 2023

Qu'est-ce-que la DYNAMIQUE ?

Qu'est-ce-que la DYNAMIQUE ??????

Assez souvent j'ai constaté que la plupart des mélomanes et amateurs de Hifi, voir quelques professionnels de l'audio : ont une conception approximative, quand elle n'est pas fausse de la dynamique.

Je vous propose donc d'expliquer tout ça sans trop de maths et avec le moins de technique possible.

Introduction aux mesures de dynamique : les décibels

Les différences de niveaux de signal, ou de son, sont mesurées en décibels (dB). Ainsi, une mesure de 6 dB signifie qu'un signal ou un son est 6 décibels plus fort qu'un autre, ou qu'un signal ou un son a été rendu 6 décibels plus fort qu'il ne l'était auparavant.

Les décibels ne décrivent pas un niveau sonore (ou signal) absolu, mais uniquement une différence ou un changement de niveau.

0 dB signifie donc aucune différence de niveau, ou aucun changement de niveau.

Ainsi, par exemple : dire qu'un orchestre produit 100dB à une distance de 20 mètres n'est pas correct. Ces "100dB" signifient en fait que le son est 100 dB plus fort que le son le plus silencieux que l'oreille humaine moyenne puisse entendre dans la salle de concert.

Le niveau de l'orchestre est de 100 dB "SPL" (pour Sound Pressure Level - niveau de pression acoustique), en considérant 0 dB SPL comme niveau de référence. Par exemple 0dB serait le bruit de respiration produit par l'ensemble des personnes de la salle de concert : on peut l'entendre, mais tout ce qui est plus silencieux est imperceptible.

Pour la majorité des oreilles : +9dB correspondent à un doublement du volume SPL, et pour information, considérant que +3dB requiert 2 fois plus de puissance ampli : on doit multiplier par 8 la puissance "ampli" pour doubler le volume (mais j'en ai déjà parlé dans un autre article).

Ceci dit, sur les Vu-Mètres, et dans les logiciels d'analyse audio on voit souvent les dB notés en négatif, avec un maximum à 0dB. Ce sont des dB "FS".

0 dB "FS" (Full Scale) est le niveau de signal le plus élevé pouvant être atteint dans un fichier audio numérique. Des niveaux plus élevés sont "virtuellement" possibles dans le logiciel audio numérique, mais pour les fichiers enregistrés sur disque : 0 dBFS est le niveau le plus élevé.

Tous les autres niveaux peuvent être mesurés et décrits par rapport à 0 dBFS. Ainsi, par exemple, un signal inférieur de 6 décibels au niveau maximal possible est de -6 dBFS. Un signal à l'intérieur du logiciel audio numérique peut être "virtuellement" à +6 dBFS, mais il sera forcément abaissé pour une sortie sous forme de fichier FLAC, sinon il serait écrêté lors de la reproduction (hard limitting), ce qui signifie que les pointes de la forme d'onde seraient décapitées à 0 dBFS.

Nota Bene : le "hard limiting" c'est ce que font les mauvais techniciens de studio au mastering pour "bourrer" du volume dans un fichier audio.

"Les" dynamiques

Entrons maintenant dans le vif du sujet. Il existe deux significations de la "dynamique audio", une notion liée, et une notion apparentée et souvent confondue mais qui n'a rien à voir : ça fait 4 notions à expliquer.

Les 2 notions de dynamique :
  1. La dynamique "Full Scale"
  2. La plage dynamique
La notion liée :
  • Le head-room
La notion apparentée :
  • La dynamique subjective

La dynamique "full scale" ou rapport signal/bruit : SNR 

Dans notre illustration la dynamique full scale du morceau est représentée par la flèche ROUGE.
 
La dynamique "full scale" correspond à la définition principale de la notion de dynamique : c'est la différence en dB entre le niveau de bruit et le plus haut signal de l'enregistrement. Un enregistrement 16 bits, peut théoriquement contenir 92dB de dynamique maximum, et 96dB à 102dB en pratique après traitement numérique (diphering, oversampling).

Sans rentrer trop dans les détails, et sans mathématiques : tout enregistrement numérique contient un bruit dit "bruit de quantisation" qui résulte des approximations de la numérisation du signal (voir illustration ci-dessous). Ce bruit numérique résultant de la marge d'erreur d'échantillonage numérique a une amplitude inférieure à 1bit. Sans rentrer dans les détails : cela induit au maximum 2 puissance 16 niveaux de dynamique au delà du bruit : soit théoriquement 92 dB. 
 

 
 
On dispose d'une technique de réduction de ce bruit numérique : le "diphering" est une technique de transcodage numérique, reposant sur l'injection d'un bruit aléatoire et un sur-échantillonnage, qui permet de rendre ce bruit numérique de quantisation totalement inaudible. Et pas juste un peu "moins audible" : en fait le résultat est à des années lumière en dessous de notre limite de perception : tellement négligeable qu'à l'écoute : on peut considérer qu'il n’existe pas !! . La technique de sur-échantillonage permet de surcroît de diviser ce bruit par 2^6 ou plus et d'aboutir à environ 102dB de "capacité dynamique full scale", ou SNR, pour le format 16 bits du CD.

La dynamique "full scale" d'un enregistrement 16 bits "normalisé" dont les crêtes de signal frôlent le 0dBFS : est d'environ 102dB selon les décodeurs. La qualité CD disponible depuis 1984.
 
Le bruit numérique du CD est à -102dB, le rapport signal/bruit est donc de 102dB. Soit en amplitude de signal : un bruit numérique 0.000000006 fois plus faible, ou encore : SNR =  102dB = 0.0000006%. 
 
A l'écoute on peut considérer le bruit numérique comme absolument inexistant en qualité CD (16 bits) : tout souffle dans la reproduction ne vient pas du support mais de l'enregistrement initial, ou d'un équipement analogique qui s'est glissé comme un gros parasite dans la chaîne de reproduction.
 
Si les crêtes de signa ne frôlent pas le 0dBFS, ça signifie que le volume de l'enregistrement est plus faible que ce qu'il le pourrait, on dit que l'enregistrement n'est pas "normalisé" : il comporte un "headroom" (flèche VERTE).
 
 


Le headroom

Le headroom ne sert à rien !!! hormis baisser le volume d'un morceau par rapport à d'autres morceaux du même album.

Nota bene : en studio, sur des traitement analogiques, avec des équipements qui ne peuvent pas travailler au dessus de 0dBFS, c'est différent : on doit conserver du headroom, c'est l'une des raisons d’utiliser du 24 bits en studio : on a plus de place pour le headroom dans le cas ou un post-traitement serait réalisé en analogique. Sauf différences de volume d'un morceau à l'autre, le headroom doit toujours être supprimé au mastering. 
 
Petite anecdote : un tech de studio qui se faisait appeler "ingénieur", m'a un jour demandé de réduire l’amplitude du signal issu de l’enregistrement pour "garder du headroom de traitement DSP" : c'est inepte ! on n'a pas besoin de headroom en traitement numérique car les plugins DSP peuvent fonctionner au delà de 0dBFS sans absolument aucune distorsion... bref... on voit de tout dans les studios...

Revenons à notre SNR, ou dynamique "Full Scale" : la dynamique Full Scale n'est pas suffisante pour juger de la qualité "dynamique" d'un enregistrement car presque tous les enregistrements "normalisés" ont la même dynamique Full Scale : environ 100dB. Il nous faut donc aborder la notion de "plage dynamique".

La plage dynamique

Le plage dynamique est l'écart en décibels entre les crêtes de signal les plus hautes et les sons enregistrés les plus faibles (contrairement à la dynamique full scale ci-dessus qui prend comme référence le bruit à ~ -100dBFS, et non pas les sons faibles de l'enregistrement).

Pour calculer la plage dynamique on se doit de raisonner de façon statistique car un morceau peut contenir de nombreux passages faibles et de nombreuses pointes de signal.
Ainsi le calcul de la plage dynamique d'un enregistrement correspond à la différence entre la section non silencieuse la plus forte et la section non silencieuse la plus faible, après élimination de 10% des échantillons les plus forts et les plus faibles.

La plage dynamique, représentée par la flèche bleue dans notre illustration, caractérise l'amplitude dynamique d'un morceau.

La compression, utilisée en studio principalement en phase mastering, permet de réduire la plage dynamique pour que les passages faibles s'entendent mieux. 
 
Si on applique de la compression : l'écoute en environnement très bruyant est plus intéressante (voiture par exemple). Par contre on perd beaucoup de dynamique ce qui rend l'enregistrement beaucoup moins subtil en Hifi. Une autre méthode consiste, comme évoqué plus haut, à booster globalement le volume, faisant passer les crêtes de signal au dessus de 0dBFS, et d'appliquer un limiter pour couper ce qui dépasse 0dBFS.

La course au volume, depuis les années 1990's (loudness war) conduit les techniciens de mastering à utiliser à la fois la compression et le limiter : certains enregistrements sont particulièrement catastrophiques à ce niveau (la discographie des Red Hot Chili Peppers, par exemple).

Notons au passage que l'encodage MP3 (ou AAC, VORBIS, etc...) comprime les données (fichiers plus petits) mais ne touche pas du tout à la "dynamique" : la dynamique d'un MP3 est strictement la même que celle du FLAC dont il est issu.

Comment expliquer alors que certains perçoivent une perte de dynamique sur les enregistrements MP3 ?
 
Il s'agit de la dynamique subjective ! :/

La dynamique subjective

La dynamique subjective est une sensation provoquée par la rapidité des variations de volume de l'enregistrement. Les transitions de niveau sonore peuvent en effet être amorties par différents facteurs : les HP, la rapidité de l'ampli, le pré-écho d'un traitement numérique.

Le MP3 à faible bitrate (128kbps par exemple) génère du pré-écho ce qui affecte les parties transitoires des signaux, ce qui entraîne et une perte de caractère de l'attaque. Les sons percussifs sont donc ressentis comme "amortis". Le MP3 haut bitrate (320) n'a quasiment aucun artefact de ce type, et d'autres formats d'encodage plus récent n'ont pas de pré-écho y compris à faible bitrate (OPUS 64).

Parfois l'enregistrement comporte nativement du pré-écho causé par certains traitements studio et il sera perçu subjectivement comme "ayant une mauvaise dynamique" (alors que sa plage dynamique est correcte).

Aussi, certains amplificateurs ne sont pas assez "rapides" pour reproduire les transitoires, aboutissant à un effet d'amortissement des attaques de notes, principalement sur les percussions, ce qui induit une perception de manque de dynamique comparable.

A fort volume il se peut aussi que la capacité de courant de l'ampli atteigne ses limites se qui provoque un effondrement de la puissance sur les attaques.

On a dit plus haut qu'il faut 8x plus de puissance ampli pour doubler le volume acoustique perçu. Un ampli de 100 Watts est donc juste marginalement plus puissant qu'un ampli de 50 Watts en termes de capacité de volume : le gain est d'environ 1,2x en termes de volume acoustique obtenu.

La capacité de courant est quand à elle beaucoup plus importante que la puissance continue : ainsi un ampli de 30 Watts avec une très grosse alim pourra en pratique être beaucoup plus "pêchu" et "dynamique" avec une capacité de drive plus grande, qu'un ampli de 100 ou 200 Watts doté d'une alim standard... à méditer ;)
 
 

jeudi 18 mai 2023

Test du récepteur Wiim Mini par un audiophile


 


En test en ce moment : le récepteur Wiim Mini. Plutôt convainquant : drivé en DLNA par l'application Symfonium pour jouer le FLAC de mon serveur Navidrome, et raccordé directement en optique à mon ampli Full Digital (Technics SUC700). Configuré pour sortir en PCM 24 bits 192KHz (une telle fréquence de sur-échantillonnage ne sert pas à grand chose, mais qui peut le plus, peut le moins... et ça fait toujours gagner un peu de dynamique (SNR) par anti-aliasing :/ ). 
 
Vraiment fiable pour ce que j'ai pu constaté : la configuration la plus simple que j'ai jamais rencontrée sur ce type de récepteur (2 minutes de setup : leur interface fonctionne !!! elle est fiable, et aucune prise de tête à la configuration Wifi contrairement à la presque totalité des constructeurs de matériel audio !!!). 
 
L'interface de l'application est très mature, rapide, ergonomique et extrêmement complète. On a même droit à un vrai EQ numérique, ce qui est appréciable car mon ampli est un pur FDA à tendance "audiophile", donc sans contrôle de tonalité comme assez souvent sur ce genre d'amplis... Ceci dit je ne me sert pas de l'EQ dans ma pièce d'écoute, elle n'en a pas besoin.




 
Bon ! ... niveau "sonorité" : il n'y a pas grand chose à dire, c'est "bit perfect" full digital "lossless" comme on dit, donc pas de codec, pas de DAC, et le DSP du Wiim est désactivé : full numérique de bout en bout. 
 
Même si l'interface optique de sortie du Wiim avait un peu de jitter : mon ampli est conçu pour corriger ce défaut donc j'ai une transmission numérique absolument parfaite.
 
Clairement : aucun moyen de critiquer quoi que ce soit concernant une transmission numérique lossless, ça serait hors sujet. Il existe des centaines de trucs qui font du transport bit perfect sur le marché et ils sont tous parfaitement équivalents (puisque parfaits). En bref : niveau qualité audio c'est ni plus ni moins identique à tous les streamers bit perfect coûtant entre 1X et 50X plus cher. 
 
C'est un appareil absolument excellent que je vais probablement adopter compte tenu qu'à mon avis il n'existe aucun concurrent offrant autant de simplicité et de polyvalence (ça fait tout : services de streaming en mode Cast Deezer Qobuz Amazon Music Pandora Napster Apple Music Spotify Connect Tidal Connect, DLNA, Bluetooth, etc............). 
 
J'essaye dans la mesure du possible de ne pas tomber dans le panneau de l'effet placebo "new is better", également appelé "biais de confirmation", mais j'aime beaucoup ce que j'écoute sur ce nouveau récepteur : je sens une certaines "relaxation" par rapport à mon récepteur LDAC, et ça me semble sonner plus "naturel"... Pour ceux qui ont un ampli analogique : le Wiim a aussi une sortie DAC drivée par un chip Burr Brown de très bonne qualité disposant d'un étage analogique très "musical".  
 
Voici la review qui m'a décidé à tester : http://www.audiophile.no
 
Update après 3 semaines d'utilisation : c'est devenu mon récepteur principal. Je vais probablement en acheter un deuxième. 
 
J'avais identifié un bug de prise en charge du Gapless en UPNP, je l'ai signalé sur le forum de support du constructeur : ils ont corrigé le problème 1 semaine plus tard lors d'une mise à jour firmware. Donc je confirme que c'est l'un des constructeurs les plus sérieux et actifs actuellement en Hifi. 
 
Le nombre de fonctionnalités intégrées est déjà exceptionnel, et ils améliorent constamment la qualité et les fonctionnalités : ce bidule fait presque tout sauf la fonction "pompe à bière" !! Clairement je pense que c'est l'un des meilleurs récepteurs bit perfect du marché à n'importe quel prix... et c'est gros comme une Chromecast Audio ! 
 
Chez moi vous ne verrez pas le Wiim Mini : il est posé au sol derrière le meuble de l'ampli (dans un petit sac plastique pour éviter la poussière).



 
Garder à l'esprit que les récepteurs qui implémentent correctement la lecture Gapless en UPNP sont extrêmement rares sur le marché !! avis aux amateurs de musique classique et de rock progressif ;)

samedi 14 janvier 2023

La vérité sur le haut rendement Klipsch

J'aime beaucoup les enceintes Klipsch. En dépit de leur réputation "Home Cinéma" j'ai toujours beaucoup apprécié les écoutes réalisées sur différents modèles de la gamme "Reference" ou de la gamme "Heritage". Les versions actuelles combinent finesse et punch avec une scène stéréo tout à fait satisfaisante et une bonne tolérance de placement... des super enceintes ces Klipsch !

Mais quand on parle de Klipsch, un sujet qui revient souvent est la sensibilité : la marque s'est fait une spécialité d'afficher des sensibilités très élevées qu'on ne rencontre habituellement ..... que sur du HP pro de 15 pouces en baffle ouvert..... ce qui m'intrigue énormément 😕. 

Ma perplexité est d'autant plus grande que je n'ai jamais constaté qu'on poussait moins l'ampli lors de mes écoutes sur des Klipsch annoncées à 96dB. D'autre part : je n'ai jamais entendu parler de la technologie secrète unique qui serait utilisée par Klipsch pour produire ces enceintes "Hifi" bass-reflex dotées d'un rendement de "HP 15 pouces d'ampli guitare" : si cette technologie existait : alors tous les autres constructeurs seraient soit des masochistes amateurs de suicide industriel, soit des geeks complètement stupides, soit d'incurables incompétents, ... et ... on parle de "tous !!" : Tous les autres constructeurs ... 

Ca ferait de Klipsch une sorte de Chuck Norris de l'enceinte... je n'y crois pas, donc j'ai cherché.

Abstract : on mesure la sensibilité à 1000Hz, avec 1 Watt (2.83V) de puissance, micro à 1m dans l'axe.

Dans le banc d'essai de Hifi News de novembre 2018, le laboratoire KH a mesuré les colonnes flagship KLIPSCH RF7 MkIII à 92,8dB.

"Klipsch claims an exceptional 100dB SPL sensitivity for its RF-7 III but our measured 92.8dB on pink noise suggests that figure might as well be plucked from the air. The RF-7 III is a sensitive loudspeaker, just nowhere near as sensitive as its manufacturer suggests"

 


Dans le banc d'essai Stereophile de Mars 2019 les biblio KLIPSCH RP-600M ont été mesurées à 89dB.

"The Klipsch's specified sensitivity is an extraordinarily high 96dB/2.83V/m. My estimate was much lower, at 89.6dB(B)/2.83V/m.

Dans le banc d'essai AudioScienceReview de Mars 2020 les biblio KLIPSCH RP-600M ont été mesurées à 87dB.

 


Je suis donc désormais convaincu que la sensibilité annoncée par Klipsch est un pur bullshit marketing. 

A titre de comparaison : mes Triangle Genese sont annoncées 90dB et furent mesurées 91dB lors de leur banc d'essai dans Stereo&Image en 2015 (c'est l'inverse : les mesures dépassent les valeurs datasheet) ce qui en fait des enceintes plus haut rendement que les Klipsch RP600, et presque aussi sensibles que les énormes colonnes RF7... à méditer...

vendredi 30 décembre 2022

Hifi versus Sono !


Petit article à propos du débat qui oppose régulièrement les amateurs de Hifi et les professionnels de la sonorisation concert & studio.
 
Les pro de la sono se moquent souvent des amateurs de Hifi quand ceux-ci évoquent les différences de sonorité de tel ou tel ampli ! Pour un pro de la sono : tous les amplis modernes sont parfaitement neutres et il sont juste plus ou moins puissants en dessous d'un certain seuil de distorsion : point barre ! (c'est l'approche Audio Science review (ASR) ).
 
En effet : tous les amplis audio "Pro" ou "Hifi" ont une réponse en fréquence totalement plate de 20Hz à 20KHz à 1W sur charge résistive constante (et non pas sur l'impédance complexe inductive & capacitive variable dont la courbe est propre à chaque modèle d'enceinte).
 
Les paramètres de l'ampli qui provoquent ces fameuses variations de comportement : dans le grave, dans l'aigu, dans la capacité dynamique, dans le niveau de détail, et dans la restitution stéréo ...... sont principalement :
  1. la capacité de gestion par l'ampli de l'impédance et du déphasage des enceintes : lié principalement à la performance de sa contre-réaction (les variations de phase résultent des composantes capacitives et inductives de l'impédance des enceintes, qui varient selon la fréquence)
  2. l'impédance de sortie de l'ampli (DF) et la section du câble HP : qui conditionnent la tenue et la qualité des graves (voir mon autre article sur l'influence énorme de la section du câble HP)
  3. la rapidité de l'étage de puissance : lié à la qualité et à l'implémentation des transistors de puissance : les transistors MOS-FET et GaN sont très rapides qu'il s'agisse de commutation classe D ou de modulation classe A/B : ceci conditionne la capacité à retranscrire le spectre aigu sans distorsion
  4. le dimensionnement de l'alimentation : qui conditionne la capacité impulsionnelle ... et au passage : qui conditionne 90% de la capacité de "puissance" d'un ampli, vu qu'on fonctionne presque toujours à moins de 2x10W continu/RMS à haut volume, avec n'importe quelle paire d'enceintes.
En sono, le plus souvent : on se contre-fiche complètement de la phase car elle dépend de trop nombreux paramètres (il faudrait passer une semaine dans chaque salle pour l'améliorer) et de toute façon le public est répartit un peu partout, il n'entendra absolument aucune différence si on arrive à optimiser la scène stéréo : la gestion de la phase des HP est hors-sujet en sono puisqu'elle dépend aussi de la position d'écoute. 
 
Concernant les basses, en sono elles sont tellement boostées, avec des HP énormes et des milliers de watts : on n'est pas en train de chipoter sur la "profondeur" et la netteté des basses. Même les room modes sont plus ou moins hors-sujet car on souhaite inonder toute la salle d'une grande quantité de décibels et non pas chercher une écoute parfaite au sweet spot.
 
Il n'y a pas de débat : la Hifi et la sonorisation (y compris le Home Cinéma : car c'est de la sonorisation !!! ) sont deux domaines totalement différents de la restitution audio. Les exigences de la Hifi sont différentes des exigences de la Sono, ils ont donc chacun leur matos dédié à ces exigences : très fidèle d'un coté, très puissant de l'autre.
 
 


dimanche 18 décembre 2022

Cambridge CXA81 : que vaut cet ampli connecté anglais ?

 

Cet AM, de passage chez Son&Video j'en ai profité pour écouter le matos qui était branché en démo : Cambridge CXA81 sur Q Acoustics Concept 50.
 
 

 
Ces enceintes je les connais bien... donc ça permet de se faire une idée assez fiable de l'ampli.
 
Après quelques tentatives de connexion en Aptx-HD (l'ampli ne supporte pas LDAC) : passage en AAC car la connexion était instable (chez moi Aptx-HD porte à 10m)...

Écoute successive de :
 
Pink Floyd - Dogs (2018 Remix)  pour tester la scène stéréo

 
Magic Sword - Sword Of Truth pour tester les basses
 

 
Mazzy Star - Into Dust pour le rendu acoustique
 

 
Diana Krall - Don't Dream It's Over pour la voix et le centre fantôme
 

 
TesseracT - Dystopia pour tester la puissance impulsionnelle
 
 

 
Résultat assez décevant dans l'ensemble. Le point fort de cet ampli ............ ben j'ai beau chercher yen a pas :/
  • Basses anémiques
  • Aigus sans aucune présence (pourtant les tweeters des Q Acoustics sont très bons)
  • Scène stéréo floue, étroite, aucune aération, ça sonne "pâteux"... la misère
  • Aucune pêche : c'est tout mou
  • Mediums passables mais sans chaleur, pourtant Diana Krall a tendance à me "foutre les poils" sur ce morceau...
Bref : un ampli catastrophique que je vais essayer d'oublier le plus rapidement possible : en classe A/B sur on trouve 10x mieux pour 150€ sur Le Coin.
 
Quelle émerveillement de réécouter les mêmes morceaux sur mon système en arrivant à la maison : on est à des années lumière, une autre galaxie, le Technics pourrait coûter 10x plus cher : il aurait encore un bon rapport Q/P par rapport à ce truc de Cambridge. Même mon "petit" Yamaha est beaucoup plus performant, musical, précis, dynamique, que ce gros truc connecté et ... compliqué.
 
Merci à Son & Video pour leur accueil : leur Auditorium de Nantes est exceptionnel (2 étages). J'irais prendre quelques photos prochainement car franchement ça vaut le détour !